Le crédit d'impôt promis par le gouvernement serait très favorable au commerce

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Le "crédit d'import compétitivité emploi" (CICE), annoncé par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, serait très favorable au commerce et aux services, et moins à l'industrie, selon les calculs de Coe-Rexecode. Le gouvernement a promis via ce système 20 milliards d'allégements de charges, en trois tranches, 10 milliards en 2013, puis 5 milliards au cours des deux années suivantes.

Le crédit d'impôt promis par le premier ministre Jean-Marc Ayrault pourrait s'avérer plus favorable au commerce qu'aux industriels. A la surprise générale.
Le crédit d'impôt promis par le premier ministre Jean-Marc Ayrault pourrait s'avérer plus favorable au commerce qu'aux industriels. A la surprise générale.

Le gouvernement a promis l'équivalent d'une baisse du coût du travail de 20 milliards d'euros pour  rendre les entreprises plus compétitives. Le crédit d'impôt compétivité emploi, qui doit s'appliquer sur les salaires jusqu'à 2,5 fois le Smic s'avérerait finalement très bénéfique aussi pour le commerce, qui n'était pas à première vue la cible visée, puisque l'objectif affiché est la réindustrialisation de la France. Or, selon l'institut Coe Rexecode, l'industrie ne récupérerait que 4 milliards sur les 20 escomptés, et le commerce bénéficierait de son côté de 3,7 milliards d'euros. Les services aux entreprises, les services aux particuliers et les services mixtes obtiendraient même plus de 7 milliards en cumulé. Le reste irait aux transports et aux hôpitaux. Et si le seuil maximal était fixé à deux Smic (au lieu de 2,5), la part du commerce serait même légèrement supérieure à celle de l'industrie (3,5 milliards contre 3,2 milliards), les services (entreprises, particuliers, autres) cumulés restant largement en tête. Les arbitrages finaux ne sont pas encore rendus.

3,3 % de baisse de coût du travail pour le commerce

"Le dispositif proposé par le gouvernement est une mesure qui va dans le bon sens, puisqu'elle permet aux entreprises de gagner en compétitivité" a indiqué Michel Didier, président de Coe Rexecode, qui attend encore de voir quelles seront les modalités qui permettront aux entreprises de récupérer le crédit d'impôt. Avec ses équipes, il s'est basé sur la masse salariale brute de l'Insee, qui s'élève à 548 milliards d'euros. En rapportant le montant du crédit d'impôt au coût du travail, il estime que l'allégement "constituerait une baisse de 2,7 % en moyenne, dont 3,3 % pour le commerce". De quoi nourrir les débats à Bercy et dans les lobbies d'entreprises, avant que la mesure ne soit définitivement adoptée.

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