Le e-commerce aussi se réinvente avec l’omnicanal

|

A l’occasion de l’évènement Shake 2015, les experts du e-commerce ont dressé un bilan très positif du secteur. La croissance reste toujours présente mais les acteurs se sont interrogés sur le salon sur leur business modèle. Ils cherchent comme les points de vente à se renouveler pour répondre aux nouvelles attentes des clients

Shake15 a réuni les professionnels du secteur de l'e-commerce pour évoquer l'avenir du secteur sous le soleil marseillais.
Shake15 a réuni les professionnels du secteur de l'e-commerce pour évoquer l'avenir du secteur sous le soleil marseillais.
“Imaginez votre commerce de demain” était le thème de l’évènement Shake 2015, qui s’est tenu fin juin. Cette deuxième édition a réuni près de 1200 professionnels sur Marseille, venus échanger sur le devenir du secteur. François Monboisse, président de la Fevad, est notamment intervenu pour évoquer le succès grandissant du e-commerce. Sur le premier trimestre 2015, l’activité e-commerce a enregistré une croissance de l’ordre de 13,7%, une hausse habituelle ces dernières années (Tous les chiffres de 2014 en cliquant ici). La Fevad souligne toutefois qu’Amazon ne communique pas ses chiffres et que les résultats ne tiennent pas compte de sa croissance. Autre enseignement des chiffres de la fédération, les ventes B to C progressent, mais la partie B to B reste encore sous-exploitée, car les PME doivent dans l’ensemble toutes évoluer sur ce point. 
 
Le président de la Fevad a conclu son intervention en évoquant le cas Uber, qui « casse les barrières entre marchands et clients, pour passer sur un mode peer-to-peer. Que diront les taxis quand les Google Cars arriveront ? Après, il n’y a pas que le prix qui compte. Avec Airbnb par exemple, il y a aussi une volonté de faire du collaboratif. »
 
La fin des pure players ?
 
L’un des tables-rondes sur Shake 2015 s’intitulait « la fin des pures players? »  et comptait dans ses intervenants  Valérie Mugnier de CDiscount, Olivier Mathiot de Rakuten-PriceMinister/France Digitale, et François Bourgoin d’Ebay France. Le titre de la table-ronde est volontairement provoquant, les pures players doivent surtout se réinventer, à l’instar des magasins.
 
Du côté de CDiscount, Valérie Mugnier assure  que la notion de proximité est assurée grâce au maillage du groupe, les clients ayant la possibilité de faire livrer leur colis par exemple dans les Franprix.  « Nous sommes attachés à un géant de la distribution et nous avons cherché à tirer les bénéfices du retail classique, détaille-t-elle. Notre enjeu consiste à suivre la façon dont les clients évoluent. Nous rencontrons d’ailleurs un franc succès avec le click & collect. »
 
Olivier Mathiot, chez PriceMinister, annonce pousser le principe de B to B to C. « Nous faisons cohabiter des vendeurs particuliers et des marketplace, explique le responsable. A la rentrée, nous comptons déployer la géolocalisation de nos marchands afin que le client puisse retrouver en point de vente leurs produits vu en ligne, sous format click and collect. » Quant à l’ubérisation en cours, Olivier Mathiot assure que le secteur l’a déjà fait avec la création des marketplaces et la proposition de produits alors que ces derniers ne sont pas en stock. En revanche, le responsable assure que « les pures players doivent s’interroger sur la valeur ajoutée qu’ils apportent ».
 
Du côté Ebay, cette approche pure player est pensée « mobile first ». D’ailleurs, sur 82 milliards de dollars de chiffre généré, 28 milliards de dollars proviennent du mobile. De plus, environ 50% des transactions sont touchés à un moment par le mobile. « Il est important d’offrir un parcours client fluide, détaille François Bourgoin d’Ebay France.  Et pour générer du trafic, nous proposons depuis mai à nos marchands l’option Booster de vente. Ils disposent alors d’un site entièrement à leurs couleurs dans lequel ils peuvent valoriser leurs promotions. L’idée consiste à leur fournir des clés pour établir un lien avec le client. » De plus, l’enseigne réfléchit à nouer en France un partenariat avec un distributeur pour assurer une option click & collect. Cette pratique est déjà en place au Royaume-Uni où Ebay travaille avec Argos pour une solution de drop-off de colis. 
Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.
X

Recevez chaque matin tous les faits marquants sur les stratégies digitales, omnicanales et e-commerce des distributeurs et sur les solutions technologiques conçues pour les accompagner.

Ne plus voir ce message