Marchés

Le foie gras porté par les marques

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Malgré les intempéries du mois de décembre, le marché du foie gras a fait une bonne saison. Les marques de distributeurs poursuivent leur recul. Le trio de tête, Labeyrie, Montfort et Delpeyrat, s'affine.

Les segments du mi-cuit comme de l'épicerie enregistrent des valorisations en volume : + 2,4 % pour le premier, + 3 % pour le second.
Les segments du mi-cuit comme de l'épicerie enregistrent des valorisations en volume : + 2,4 % pour le premier, + 3 % pour le second.© @ FFOOD-MICRO - FOTOLIA

Les yeux rivés sur les panels et leurs résultats internes, l'heure du bilan a sonné pour les industriels du foie gras. Avec + 2 % en volume et + 3,9 % de chiffre d'affaires (CAM du 11 octobre au 2 janvier 2011, selon SymphonyIRI), la satisfaction est encore au rendez-vous. Et ce, malgré un contexte très difficile début décembre, perturbé par de fortes précipitations neigeuses au nord de la Loire. Les segments du mi-cuit et de l'épicerie ont bénéficié tous deux de cette croissance. Le premier, qui représente plus de 80 % des volumes du marché, a enregistré une hausse de ses volumes de 2,4 %, un peu moins que l'épicerie qui, à 845 tonnes, voit ses volumes progresser de près de 3 %.

 

Belle année pour Montfort

Sur le marché du mi-cuit, la tendance était perceptible en 2009 et se confirme en 2010 : les marques de distributeurs accusent le coup (- 7 %), au profit des marques nationales.

De retour chez Intermarché et fort de plusieurs innovations, dont la gamme des petits producteurs, Labeyrie retrouve sa part de marché de 2008, à 20,8 %, en progression de 19,4 %.

Montfort, le numéro deux du marché, confirme sa position, réalisant 13,5 % des ventes en 2010, soit + 12 % en volume par rapport à 2009. « C'est une performance historique, puisque notre meilleure part de marché remonte à 2006, avec 13 % des ventes en volume », s'enthousiasme Marie-José Jousselin, directrice du marketing de Montfort. Sur ce même segment, Delpeyrat affiche, de son côté, une part de marché de 9,2 % (- 1,1 %).

Challenger des coopératives du Sud-Ouest, Larnaudie tire un bilan positif de cette saison : « Nous avons de bonnes performances sur les références classiques », résume Arthur d'Espous, directeur général de l'entreprise. Ses volumes font un bond de 49,3 %, pour atteindre une part de marché de 3,5 %.

À l'opposé, la maison alsacienne Feyel voit ses positions s'effriter de 13,9 %, pour une part de marché réduite à 1,5 %. En 2010, le bloc morceaux, 51 % du marché, s'est montré très dynamique (+ 7 %), sous l'effet d'une forte activité promotionnelle et du rôle joué par Labeyrie. L'entier n'est pas en reste, puisque ses volumes progressent de 6,3 % par rapport à 2009, pour contribuer à 38,3 % des volumes de mi-cuit.

 

Des positions affirmées 

Au rayon épicerie, les marques gagnent aussi du terrain. Delpeyrat y conforte sa place de numéro un, devant Labeyrie, Larnaudie et Montfort. « Le marché recèle encore un potentiel de développement important, à condition de le valoriser et de structurer l'offre », estime Marie-José Jousselin. Montfort, qui ne s'est jamais réellement occupé de ce segment, y réalise désormais 44 tonnes avec une offre haut de gamme.

Une chose est sûre, dans un marché concentré et qui continue de progresser, les positionnements de chaque acteur s'affirment : stratégie d'expertise des produits festifs pour Labeyrie, spécialiste du foie gras pour Montfort, ancrage régional et gastronomique signé Delpeyrat, place de challenger du Sud-Ouest pour Larnaudie et carte régionale alsacienne pour Feyel. « Il y a de la place pour tout le monde », se réjouit Marie-José Jousselin. Mais de moins en moins pour les MDD...

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