Le futur Grand Stade de rugby d’Evry fait appel aux promoteurs de commerce

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Les professionnels de l’immobilier de loisirs, de commerces, de santé-bien-être, de divertissement ou de logement sont invités à travers un ‘‘Appel à manifestation d’intérêt’’ à proposer et concevoir les équipements qui compléteront le futur Grand Stade de rugby qui verra le jour à Ris-Orangis-Bondoufle, près d’Evry (Essonne) d'ici à 2023. Cette consultation court du 30 septembre 2016 au 31 janvier 2017, avant étapes de sélection.  

Entièrement sous maîtrise foncière de la puissance publique, le site concerné par l’‘‘Appel à manifestation d’intérêt’’ (AMI) lancé par les opérateurs du futur Grand Stade de Rugby couvre une aire de 48 hectares. Recouvrant une partie de l’ancien hippodrome de Ris-Orangis-Bondoufle (au centre), ainsi que l’ancien site industriel de l’entreprise LU (à droite sur le support visuel).
Entièrement sous maîtrise foncière de la puissance publique, le site concerné par l’‘‘Appel à manifestation d’intérêt’’ (AMI) lancé par les opérateurs du futur Grand Stade de Rugby couvre une aire de 48 hectares. Recouvrant une partie de l’ancien hippodrome de Ris-Orangis-Bondoufle (au centre), ainsi que l’ancien site industriel de l’entreprise LU (à droite sur le support visuel).

"Futur Grand Stade de rugby, très bien situé au sud de Paris dans l'Essonne, cherche ses partenaires –notamment commerciaux – pour une ouverture à l’horizon 2023". Abrégé dans un style ‘‘petite annonce’’, c’est l’esprit du plus officiel ‘‘Appel à manifestation d’intérêt’’ (AMI) lancé par les acteurs du Grand Paris Sud (Seine-Essonne-Sénart), le département de l’Essonne et la Fédération Française de Rugby (FFR). Représentés, lors d’une conférence à Paris, le 4 octobre 2016, par Francis Chouat, maire d'Evry et président de la Communauté d’agglomération Grand Paris Sud, Stéphane Raffalli, maire de Ris-Orangis et vice-président de l’Agglomération Grand Paris Sud. Et Patrick Imbert, vice-président du conseil départemental de l’Essonne. Soit la première grande prise de parole sur le sujet, depuis le 29 juin 2012 où la candidature d'Evry Centre-Essonne était retenue (au détriment de celle de Thiais-Orly) par la FFR.

Sur les anciennes aires d’un hippodrome et d’une usine

Revenons sur la genèse de ce grand projet. Et surtout, sur tous les détails de localisation et de chalandise qui peuvent intéresser les professionnels du commerce. Déjà, pourquoi un Grand Stade ? En 2011, la Fédération Française de Rugby (FFR) souhaitant se donner les moyens de poursuivre sa délégation de service public décidait de construire son propre stade sur l’ancien site de l’hippodrome de Ris-Orangis-Bondoufle en Centre-Essonne, après analyse de différents sites potentiels. C’est donc à 33 km au sud de Paris et à 15 km du centre national de rugby de Marcoussis que se trouve l’emplacement du futur stade. Le vaste terrain de 133 hectares (propriété de la communauté d'agglomération Grand Paris Sud, Seine - Essonne – Sénart) englobe, en plus de l'hippodrome de Ris-Orangis, l’aire foncière de l’ancienne usine LU Danone. Ceci en bordure de la forêt de Saint-Eutrope, dont la présence ne sera pas neutre dans la nature, au sens premier, du futur ensemble.

Un stade de plus de 600 M€

Pourquoi le lancement de l’AMI ? Selon les termes du communiqué commun des intéressés "il s’agit d’anticiper les besoins exprimés tant par le monde du rugby que par les populations de ce territoire dans le but de concevoir un écrin au cœur duquel sera implanté l’un des stades les plus modernes du monde. Bien plus qu’un stade, le site accueillera un pôle d’excellence sport et santé et un village loisirs". L’AMI concerne plus précisément la mise à disposition de 48 hectares de foncier, à proximité immédiate du futur Grand Stade de rugby occupant seul 18 hectares. Cet équipement multifonctionnel de 82 000 places, avec toits et pelouses rétractables représente un investissement de près de 600 millions d’euros. A partir de là "opérateurs de loisirs, de commerces, de divertissement ou de logement sont invités à proposer, imaginer, écrire un programme de développement urbain, économique, respectueux de l’environnement, tout en tenant compte de l’écosystème territorial. Un objectif ambitieux fixé aux candidats pour concevoir l’Ecopolis du Sud francilien : un lieu qui profite à tous, tous les jours de l’année".

Le temps de la co-construction

Reconnaissons aux promoteurs institutionnels du projet la juste mesure incitative - et non directive - du discours, entendu que c’est finalement une grande ‘‘feuille blanche’’ qu’ils proposent à l’imagination et à la pertinence de leurs futurs partenaires. En effet, "les collectivités ont souhaité proposer une démarche souple et ouverte, justifie le communiqué. Si ces dernières possèdent une vision pour le développement de leur site, elles sont à l’écoute des opérateurs économiques tant sur le plan thématique (loisirs, commerces, sport, santé, bien-être, etc) que sur le dimensionnement du projet. Grâce à ce temps de co-construction, ce sont des opérateurs partenaires et une programmation durable que les porteurs de l’AMI souhaitent faire émerger". L’échéance de réalisation du Grand Stade court jusqu’à 2023, plus proche édition "jouable" de la Coupe du monde de rugby à XV (dont le prochain opus est en 2019).

La gageure du volet commercial

Et le commerce dans tout ça ? On l’a compris tout est à définir et à inventer. De source informée Unibail-Rodamco, Westfield ou la Compagnie de Phalsbourg se seraient déjà penchés sur le dossier. Nulle surface n’est encore définie, mais une envergure de 40 000 m² a été évoquée. Dans un esprit de lucidité louable, Stéphane Raffalli, maire de Ris-Orangis ne masque pas l’immense gageure, voire les risques qu’il y a à ajouter de nouvelles strates de commerces, dans un environnement où l’on compte déjà "l’Agora Evry 2, la zone commerciale de la Croix-Blanche sur la commune voisine, le centre Carré Sénart en phase d’extension, Marques Avenue A6 à Corbeil-Essonnes », énumère-t-il ? Du coup, "nous serons spécialement attentifs à la caractérisation du volet commercial du site, complète Francis Chouat. Il ne s’agit pas de refaire ou de cannibaliser ce qui existe autour du futur stade. Pour affiner cette approche, nous allons lancer une étude sur l’attractivité commerciale de la zone". Et les maires de conclure que "la jauge en commerce ne sera pas forcément la principale caractéristique du lieu". Parmi les autres maillons constituant l’écosystème économique où nichera le Grand Stade, est évoqué un projet de ‘‘cluster’’ dédié au sport. Soit un pôle d’excellence visant à structurer une véritable filière économique du sport, en regroupant en un même lieu l’ensemble des acteurs, qu’ils soient entrepreneurs, fédérations ou scientifiques. Cette sorte d’incubateur s’inscrirait dans la continuité innovatrice du Génopole d’Evry, créé en 1998 pour promouvoir les recherches en génétique et biotechnologies.

Une desserte optimisée

Concernant les accès routiers et la connexion aux transports du futur ensemble, les défenseurs du Grand Stade y voient un accélérateur pour la desserte du site et du territoire. "La mise en service du Tram 12 Express (Evry, Massy TGV, Versailles) interviendra en 2020 et la fréquence de la ligne D sera doublée à partir de 2018. En complément, la desserte directe de l’autoroute A6 et de la Francilienne, la proximité des autoroutes A 5, 10 et 11 garantit un accès par la route optimal et une zone de chalandise étendue à la porte Sud de la région Ile-de-France ». Le site du Grand Stade est sis dans une grande intercommunalité constituée de 24 communes qui recense 337 000 habitants. Les acteurs affichent leur volonté de faire de ce site "la destination du Sud francilien avec le stade comme principal marqueur de son territoire, à l’image du Château de Versailles, marqueur à l’Ouest et de Disneyland Paris, marqueur à l’Est !".

Des plus-values durables

Le stade se voudra encore "premier élément d’un aménagement urbain exemplaire du point de vue du développement durable, grâce notamment à une stratégie énergétique volontariste menée à l’échelle de l’agglomération et à la proximité d’un puits de géothermie. Le stade sera le premier en France, voire dans le monde, à être alimenté en énergie renouvelable". La valorisation du Bois de Saint-Eutrope (250 hectares), limitrophe du site, donnera par ailleurs une dimension verte aux futures réalisations. "La faune et la flore du site seront préservées et intégrées dans les aménagements, les eaux pluviales seront valorisées sous différents usages, les espaces verts seront gérés de façon différenciée. Le projet urbain fera l’objet d’une conception bioclimatique, les bâtiments pourront être raccordés au réseau de chaleur de l’agglomération et la politique locale de déchets sera appliquée ». Au-delà, les promoteurs du projet voudraient faire du Bois de Saint-Eutrope, un équivalent essonnien des Bois de Vincennes ou de Boulogne pour ce qu’ils fédèrent d’activités de loisirs. Ce qui étend les thématiques des postulants vers les loisirs-nature, le sport ou le bien-être…

 

Calendrier du projet

  • Du 30 septembre 2016 au 31 janvier 2017 : lancement de la consultation.
  • De février 2017 à mars 2017 : sélection des candidatures
  • De mars 2017 à juillet 2017 : Co-construction, audition des opérateurs spécialisés
  • Juillet 2017 : sélection d’un groupement final
  • Septembre 2017 : Signature de la convention de partenariat

 

Pour en savoir plus: site de l'APPEL A MANIFESTATION D'INTERET GRAND STADE DE RUGBY

 

LA LOCALISATION DU PROJET

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