Le G20 de l’agriculture se met d’accord sur cinq points

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Les ministres de l'Agriculture du GV ont établi cinq points afin de lutter contre la volatilité des prix des produits agricoles.

L'accord signé jeudi entre les ministres de l'Agriculture du G20 sur la lutte contre la volatilité des prix des produits agricoles comprend cinq points dont un appel à une meilleure organisation des marchés financiers. Concernant la production et la productivité agricole, les membres du G20 reconnaissent "l'importance d'une augmentation significative de la production et de la productivité agricoles" en tenant compte "d'une utilisation durable des ressources naturelles". La déclaration finale prône la reprise des investissements (publics et privés) dans ce secteur afin "de relever le défi d'une demande croissante". Parmi les mesures concrètes envisagées, le G20 va concentrer ses efforts sur la recherche sur le génome du blé, la céréale la plus consommée au monde. A propos de l’information et de la transparence des marchés, la déclaration finale souligne "l'importance d'informations au bon moment, exactes et transparentes pour aider à traiter la volatilité des prix alimentaires". Pour faciliter cette information, un "système d'information sur les marchés agricoles" (AMIS) sera mis en place. Cette base de données sera placée sous l'autorité de la FAO (organisation des Nations Unies pour l'Agriculture et l'Alimentation). Elle sera complétée par un système de surveillance satellitaire sur la production agricole qui permettra aussi de surveiller les effets du changement climatique. Pour une meilleure coordination de politique internationale, le G20 a décidé la création d'un "Forum de réaction rapide" qui aura pour mission de promouvoir "la cohérence et la coordination politiques en temps de crise". Ce dispositif vise à ne pas reproduire des situations comme celle de l'été dernier lorsque la Russie, victime de la sécheresse et de nombreux incendies, a décrété un embargo sur ses exportations de blé, entraînant une flambée des prix sur les marchés. Pour réduire les effets de la volatilité des prix pour les plus vulnérables, le G20 prévoit une boite à outils de gestion des risques agricoles et de sécurité alimentaire pour les pays en développement. Il "invite" le PAM (Programme alimentaire mondial) à l'élaboration d'un projet pilote pour la mise en place de réserves alimentaires humanitaires d'urgence dans les pays en développement. Cette mesure est dénoncée par plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) qui prônaient, elles, la création de stocks de régulation.
Dernier point : la régulation financière. Les ministres du G20 reconnaissent "la nécessité de mettre en place sur les marchés des matières premières agricoles des règles de fonctionnement nouvelles" afin de lutter contre "les abus de marché et les manipulations croisées". Ils encouragent "fortement" les ministres des finances du G20, qui doivent se retrouver à l'automne, "à prendre les décisions appropriées pour une meilleure régulation et supervision des marchés financiers agricoles" au moyen notamment de "limites de position". La question des biocarburants, très critiquée par les ONG, est à peine esquissée dans la déclaration finale.
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