Le grand retour de Lactalis sur la nutrition infantile

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Après plusieurs mois d’arrêt, Lactalis a repris la production de poudre infantile sur le site de Craon. Avec des évolutions. La marque Milumel est remplacée par Célia et des investissements ont été réalisés pour garantir un niveau de sécurité élevé des produits.

Celia va remplacer la marque Milumel en France pour la GMS.
Celia va remplacer la marque Milumel en France pour la GMS.

Depuis le 18 septembre, l’usine Lactalis de Craon (Mayenne) a repris la production de poudres de lait infantile, arrêtée depuis fin 2017 en raison d’un important accident sanitaire provoquant la contamination aux salmonelles de 36 nourrissons. Une décision validée par le préfet de la Mayenne, Frédéric Veaux et le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert.
Ainsi, Lactalis signe son grand retour dans les linéaires de la GMS avec ses produits infantiles mais avec cependant de nombreux changements.

Déjà, au niveau des marques. Celia, déjà présente à l’international, va remplacer Milumel en France avec six références (trois en standards et trois en bio). Lémiel conservera son positionnement sur le lait spécifique. La marque Picot reviendra, quant à elle, à la fin de l'année dans le réseau des pharmacies. A ce jour, le groupe confie avoir réenclenché la production pour l’ensemble des marchés sur lesquels il était présent et être en train de monter en puissance afin de répondre aux commandes des distributeurs. Toute demande sera étudiée mais la priorité est donnée aux marques plutôt qu’à la MDD.

10 millions d’euros d’investissement

Par ailleurs, Lactalis a engagé un lourd investissement sur le site à hauteur de 10 millions d’euros. « Nous avons mis en place un niveau de sécurité inégalé. Tout est réalisé  en étroite collaboration avec les autorités », indique Anne-Sophie Logeais, directrice du développement des ventes chez Lactalis Nutrition. En effet, ont été installés des systèmes de zoning, des sas pour un niveau d’hygiène renforcé, des protocoles qui vont au-delà de la réglementation, des analyses sur les germes cinq fois plus élevé que la norme, des prélèvements opérés tout au long de la fabrication des lots… Par ailleurs, Lactalis affirme ne plus travailler avec le précédent laboratoire mais avec trois (un privé et deux publics) afin de maximiser la fiabilité des résultats.

Un QR code pour la traçabilité

Enfin, pour regagner la confiance des parents-consommateurs, Lactalis a mis en place sur les boites, un sticker avec un QR code qui permet d’accéder à un module avec le numéro de lot et la traçabilité complète du produit : date de séchage de la formule et de conditionnement ainsi que la garantie des contrôles analytiques. Dans les prochains mois, les marques vont bénéficier de plans de communication. « Nous ne voulons pas cacher que derrières ces produits, c’est Lactalis », ajoute Anne-Sophie Logeais.

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