Marchés

Le groupe Avril et l’allemand Tönnies créent l’Atelier des Viandes de France

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Annoncé au mois d’octobre 2015 par Avril, à travers sa filiale Abera, et le numéro un allemand des produits élaborés de viande, Tönnies, le projet de coentreprise se concrétise avec la création dès le 1er avril 2016 d’une nouvelle unité de production à Vire, dans le Calvados. A la clé : un investissement de 5 M€ et la création de 60 emplois.

Fabrice Chapelle, directeur général d'Abera
Fabrice Chapelle, directeur général d'Abera

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Alors que les agriculteurs de l’Ouest de la France, principalement des éleveurs porcins et de producteurs de lait, ont repris ce lundi 25 janvier 2016 leurs mouvements de protestation, bloquant notamment une partie de la RN 165 qui relie Nantes à Brest, une bonne nouvelle se concrétise pour la filière porcine française. Annoncé en octobre 2015 sans guère de précision, le projet de coentreprise mené à l’initiative du pôle animal du groupe Avril (Abera et Sanders) et du numéro un allemand des produits élaborés à base de viande, Tönnies, prend forme. Dès le 1er avril 2016, cette coentreprise baptisée "L’Atelier des viandes", sera opérationnelle. A la clé, un investissement de 5 M€ et la création de 60 emplois d’ici à la fin de l’année 2016.

Concrètement, le nouvel outil va transformer des pièces abattues et découpées par Abera, filiale du groupe Avril. La viande sera fournie par le groupement de producteurs de Porc Armor Evolution qui compte 700 adhérents répartis sur 15 départements du Grand Ouest selon un cahier des charges porté par le groupe Avril. Sa spécificité ? La viande utilisée sera issue de porcs nés, élevés, abattus, découpés et élaborés en France. Tönnies est déjà présent en France à travers des produits importés, mais ce projet va lui permettre de répondre aux exigences de plus en plus fortes des enseignes en matière de produits d’origine française. Pour Abera,  cette nouvelle structure est aussi un moyen de consolider ses positions sur l’abattage et la découpe.

Alors qu’un premier partenariat a été établi en 2015 avec Fleury Michon pour développer une filière de porcs élevés sans antibiotiques, ce projet s’inscrit donc dans la continuité de la stratégie menée par le groupe Avril pour offrir des débouchés à la filière porcine. "La création de ce nouvel atelier est un signal fort non seulement pour Avril et sa filiale Abera, mais également pour l’ensemble de la filière porcine nationale et ses éleveurs", commente Fabrice Chapelle, directeur général d’Abera. "Depuis 2013, la France importe plus de viande porcine qu’elle n’en exporte. Alors que ces importations proviennent en grande partie  d’Allemagne pour l’élaboration de produits en barquette, cet atelier réunit  le made in France et l’expertise allemande pour récupérer les parts de marché perdues en France par le porc français",  poursuit le directeur général d’Abera dans un communiqué en date du 25  janvier 2016 

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