Le groupe Casino vise 10% de croissance par an sur les 3 prochaines années

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A LA UNE Ce rythme marque une sensible accélération pour le groupe qui a fini l’année 2010 avec un chiffre d’affaires consolidé de plus de 29 milliards d’euros, en hausse de 8,7%, et un résultat opérationnel de 1,3 milliard d'euros, en progression de 7,5%.

Groupe Casino

Jean-Charles Naouri, le PDG et actionnaire majoritaire de Casino, fort d’un exercice 2010 très positif, a indiqué ce matin à Paris, lors de la présentation des résultats, qu’il comptait accélérer la transformation et la croissance de son groupe au cours des trois prochaines années. Objectif affiché : « plus de 10% de hausse du chiffre d’affaires par an sur 3 ans », répartis grosso modo en une croissance « d’environ 5% par an en France » (62% des ventes en 2010) et de 15% par an à l’international, dont le poids devrait passer de 38 à 45% des ventes cette année.

Ce plan de croissance ambitieux s’appuie sur l’amélioration des performances de la plupart des filiales en France – y compris et surtout les enseignes Géant et Leader Price, dont les ventes se sont sensiblement redressées depuis le dernier trimestre de 2010 – et sur le poids grandissant des quatre grands pays émergents où Casino est implanté (Brésil, Colombie, Vietnam, Thaïlande). Un ensemble de 400 millions d’habitants, où le groupe est leader, qui « est appelé à de fortes croissances » et où Casino compte poursuivre des politiques d’expansion ambitieuses : doublement du parc au Vietnam, pour atteindre 30 hypers sur 3 ans ; intégration totale de Carrefour Thaïlande et transfert des magasins sous enseigne Big C dès juin ; 80 ouvertures en Colombie en 2011…
L’expansion est aussi au programme en France, dans la droite ligne de la relance des ouvertures opérée en 2010 (52 nouveaux Leader Price, 100 Franprix, 27 Monoprix, 11 supermarchés Casino). Le groupe va inaugurer un nouveau concept Petit Casino, dans les prochaines semaines, et un autre pour Franprix d’ici à l’été.

Seul petit accroc dans le bilan financier, la dégradation plus forte qu’attendue par le consensus des analystes de la marge d’exploitation en France (-0,55 points de base à 4,3% du chiffre d’affaires, soit 769 millions d’euros (-4,1 %), sur un Roc total de 1,3 milliard en hausse de 7,5 %). Une baisse liée « aux investissements commerciaux significatifs » menés pour baisser les prix chez Leader Price et Géant qui n’ont pas pu être compensé par les gains aux achats du fait de l’inflation naissante au second semestre. Néanmoins, le PDG du groupe espère au mieux préserver ce niveau de marge en France en 2010 et, au pire, ne le voir que très légèrement baisser en 2011 (- 0,1 point de base), avec cependant l’ambition « d’améliorer la marge de Franprix/Leader Price en 2011 » (passée de 6,1 à 4,1% des ventes en 2010).

Concernant les négociations 2011 et les conséquences de la hausse des matières premières, Jean-Charles Naouri, tout en reconnaissant qu’il est difficile d’établir des prévisions en la matière, estime plausible une hausse des prix d’environ 2%, mais n’est pas certain – comme l’avancent d’autres distributeurs - qu’il y aura une autre vague de hausses au second semestre, du fait notamment de la contraction de la demande mondiale prévisible après le premier train d’inflation. « L’enjeu sera de trouver 1% auprès des fournisseurs 1% de gains à l’achat dans les mois qui viennent ».  Quand aux négos, qualifiées « d’âpres et rudes comme toujours », elles se sont bouclées « dans les temps et c’est une bonne chose », a conclu le PDG du groupe.

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