Marchés

Le groupe Doux placé en redressement judiciaire

|
Twitter Facebook Linkedin Google + Email Imprimer
Logo Groupe Doux

La rédaction vous conseille

Le tribunal de commerce de Quimper vient de rendre sa décision : les activités de Doux sont placées en redressement judiciaire pour une période de six mois. Les dettes sont donc pour le moment bloquées ; deux mandataires, deux juges commissaires et deux administrateurs viennent d’être nommés pour se pencher sur les comptes du volailler breton. Hier soir, Doux s’était déclaré en cessation de paiement, à cause de graves difficultés financières et faute d’accord avec ses créanciers.

Le Groupe s'est déclaré en cessation de paiement contre l'avis de ses créanciers et du gouvernement. Outre le volet économique et social, le dossier Doux est en effet devenu éminemment politique. Il est suivi de près par le président de la République et par le Premier ministre, même si c’est Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, qui est à la manœuvre.

Une vraie bombe politique, Doux représentant l’équivalent de vingt fois le nombre d’emplois de Fralib-Unilever et plusieurs dizaines de milliers si l’on tient compte des emplois indirects autour de l’activité Doux en Bretagne (3400 salariés). A quelques jours des législatives, il faut aussi sauver le soldat Le Foll, qui se présente dans la Sarthe, et tous les députés agricoles bretons qui se présentent, ou qui sont élus, comme le ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian, au moins pour l’image de marque du gouvernement engagé par la relance de l’industrie en France. L’Etat, les créanciers et les banques ont déjà entamé les discussions.

Les difficultés de Doux sont de choix peu stratégiques qui ont engendré une dette abyssale. Celle-ci s’élève à 437 millions d’euros, selon la CGT (pour un chiffre d’affaires de 1.4 milliard d’euros en 2011). Le 23 mai dernier, Doux s’était officiellement désengagé de ses activités au Brésil. JBS, leader mondial des volailles, a accepté de louer les usines implantées au Brésil mais n’a pas repris la dette du groupe, plongeant le volailler dans une situation plus critique encore.

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

 
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA