Le groupe Holder multiplie les Villages Paul

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Le boulanger industriel développe des petits centres commerciaux de proximité autour de boulangeries dotées de parking à l'entrée des villes de plus 50 000 habitants. Une vingtaine d'implantations sont prévues d'ici à 2003.

Francis Holder, discret patron du premier groupe de boulangerie industrielle français, a décidé de s'engouffrer dans une brèche qu'il juge inexploitée en France, le convenience store. Son idée : développer un concept de mini-centres commerciaux baptisé Villages Paul.

La recette consiste à trouver des emplacements de qualité, plutôt en entrée de ville et très accessibles en voiture, pour y construire des centres dotés d'un parking regroupant, sur environ 1 200 m2, une dizaine de commerces et de services autour d'une boulangerie-salon de thé Paul, l'enseigne phare du groupe (246 magasins). « Nous investissons 760 000 euros en moyenne dans la construction des bâtiments, ainsi que l'aménagement des voiries et des espaces verts, dont les maîtrises d'oeuvre et d'ouvrage sont assurées par notre bureau d'ingénierie, Panétude, explique Pierre Bonin, directeur des acquisitions foncières du groupe. Puis nous louons les emplacements à des franchises déjà partenaires (Nicolas, Vog Coiffure, Picard Surgelés, pressing Jumpy) ou à des distributeurs bancaires, des points presse, des buralistes, etc. L'un des objectifs étant d'y réaliser un CA comparable au montant de l'investissement. »

Un concept original

Testé avec succès depuis 1993 à Marcq-en-Baroeul, dans la métropole lilloise - 1 000 clients fréquentent quotidiennement la boulangerie (CA : 1,06 MEUR) -, le concept est en train d'essaimer. Trois autres centres ont été ouverts ces quatre dernières années dans le Nord, et Holder en annonce trois nouveaux dans les neuf mois à venir, à Thiais (Val-de-Marne), Athis-Mons (Essonne) et Liévin (Pas-de-Calais). Parallèlement, le groupe développe une formule similaire, mais plus modeste : la création de boulangeries avec parking à la place d'anciennes stations-service. « Pour ces deux activités, une vingtaine de projets sont déjà signés d'ici à 2003, affirme Pierre Bonin. Nous y investirons 3,04 millions d'euros (hors aménagement des cellules) dès cette année. À plus long terme, en l'absence de concurrence dans ce domaine, le potentiel de développement est prometteur. Nous visons les villes de plus de 50 000 habitants, là où une boulangerie Paul est souvent déjà présente. »

Pour l'instant, compte tenu de la surface de vente des cellules, inférieures à 300 m2, ces projets ne sont pas soumis à l'épreuve des CDEC. Néanmoins, chaque ouverture nécessite deux ans pour se concrétiser. Et Pierre Bonin n'exclut pas de construire de plus grands équipements avec d'autres enseignes de proximité. Des contacts sont déjà bien avancés, avec Petit Casino par exemple.

Outre le caractère patrimonial évident pour ce groupe familial plus que centenaire, cette diversification vise aussi à rationaliser d'un point de vue industriel et logistique l'expansion accélérée des boulangeries Paul. « Plus de la moitié de la surface des boulangeries-salons de thé est consacrée à la fabrication et au stockage. Seuls 130 m2 sur les 250 à 300 m2 sont dédiés à la vente du pain et à la restauration. Chaque Villages Paul est donc aussi conçu pour devenir un point central de production et de distribution pour les autres boutiques du groupe situées à proximité », précise Pierre Bonin. Malin
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Article extrait
du magazine N° 1729

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