Le groupe LDC se concentre sur Marie et Arrivé

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Le numéro un français de la volaille et numéro deux du traiteur se montre pressé d'intégrer les entreprises Arrivé et Marie, acquises en 2009. Le groupe sarthois se tourne déjà vers d'autres horizons.

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Des résultats satisfaisants

- 2,1 Mrds € de chiffre d'affaires 2009 (+ 5,9 %). Cette croissance intègre sur trois mois les acquisitions d'Arrivé et de Marie.

- 93,7 M € de résultat opérationnel courant, contre 61,3 M € au cours de l'exercice précédent.

- 4,5 % de marge opérationnelle.

Et si LDC n'avait pas dit son dernier mot ? À l'occasion de la présentation de ses résultats la semaine dernière, le numéro un français de la volaille et numéro deux du traiteur a laissé entendre qu'un nouveau cap devrait être franchi d'ici à 2011. « Le marché a vocation à se concentrer », a insisté Denis Lambert, président de LDC. Pourtant, le groupe de Sablé-sur-Sarthe a fort à faire, après deux acquisitions majeures en 2009 : Arrivé, numéro quatre des industriels de la volaille française, et Marie, spécialiste des produits élaborés aux rayons traiteur et surgelés. « Notre priorité est de réussir au plus vite l'intégration de ces deux entreprises », a rappelé Denis Lambert.

En effet, le temps presse pour Marie, qui a accusé une perte de 5,7 millions d'euros sur l'exercice 2009, principalement sur le marché des plats cuisinés, dont les volumes ont fondu de près de 1 000 tonnes. Résultat, 99 emplois devraient être supprimés, principalement au siège à Rungis, et des économies de 2 millions d'euros devront être réalisées au cours du prochain exercice.

 

Renforcer la marque Marie sur le rayon traiteur

Peu rentable, la partie surgelés sera filialisée. Le groupe sarthois se donne un an pour avoir une vision claire de ce marché. La vente de Marie Surgelés n'est toujours pas exclue, mais une alliance avec un autre industriel pour réaliser plus de volumes est également envisagée. À moins que la marque parvienne à retrouver une part de marché de 3 %.

Malgré ces difficultés, le groupe se félicite de l'acquisition d'une marque à forte notoriété. « Nous voulons faire de Marie la marque leader du rayon traiteur », a insisté Denis Lambert. Jusqu'à présent, LDC réalisait 85 % de ses volumes à marques de distributeurs, et sa marque Le Gaulois, qui ne trouvait pas une réelle légitimité au rayon traiteur, va disparaître progressivement. Ainsi, à partir de septembre, les pizzas et les crêpes seront vendues sous la signature Marie. Il faudra attendre 2011 pour les sandwichs. Une réflexion est également en cours concernant les marques ethniques Traditions d'Asie, dans le giron de LDC, et Luang, apportée par Marie. La première, dont les parts de marché sont en légère progression, bénéficie d'une image de spécialiste et pourrait apporter plus de différenciation par rapport à l'offre MDD sur le segment des produits ethniques. Une chose est sûre, LDC entend bien réaliser un chiffre d'affaires de 200 millions d'euros à ses marques sur la partie traiteur, contre 145 millions actuellement.

 

 Rationaliser l'outil industriel d'Arrivé

Cette ambition devrait être portée par un gros travail d'innovations. À l'image de la nouvelle gamme de pâtes à dérouler 100 % naturelles - uniquement du beurre, de la farine, de l'eau et un trait de vinaigre pour la conservation -, l'ensemble des plats cuisinés et des tartes sera retravaillé au cours des prochains mois, afin de proposer des recettes plus proches du fait-maison. Le budget communication sera en augmentation de 6 millions d'euros, et les forces de vente seront regroupées. LDC table sur un retour à l'équilibre de Marie dès 2010 et une marge opérationnelle courante de 5 % en 2012.

En ce qui concerne Arrivé, LDC travaille à la rationalisation de son outil industriel. Un abattoir de dindes devrait être fermé, ainsi qu'une plate-forme logistique en Rhône-Alpes. Les cinq sites de production seront spécialisés. Au total, 35 millions d'euros seront investis au cours des trois prochaines années. En retrait sur le segment des volailles entières (- 0,9 % en cumul annuel mobile à fin février 2010), LDC mise sur la marque Maître Coq pour occuper le terrain. L'objectif est de réaliser une marge opérationnelle courante de 3 % en 2011.

La restructuration de Marie doit se faire au plus vite

Avec des coûts de fonctionnements jugés trop élevés, une perte de 5,7 M € en 2009 et un recul de sa part de marché au rayon frais, Marie doit être restructurée au plus vite, car sa taille est équivalente à celle du pôle traiteur de LDC.

Des sites peu spécialisés, une organisation centralisée et un manque d'investissements notamment pour les produits crus, tels sont les points noirs d'Arrivé pointés par LDC. Une rationalisation de l'outil industriel est en cours.

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Article extrait
du magazine N° 2140

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