Le hard discount et Leclerc en grande forme

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Tns Worldpanel vient de dévoiler les parts de marché des enseignes de distribution alimentaires au cours des 12 derniers mois (voir graphique dont le lien est ci-dessous). Ces données qui concernent les achats des produits de grande consommation et des produits frais vendus en libre service confirment le bond en avant du hard discount en France constaté depuis la fin de l’année dernière. Sur 12 mois, ce secteur a gagné 0.4 point de parts de marché atteignant 13.9% des achats alimentaires des Français en grandes et moyenne surface.
Mais ce chiffre ne traduit qu’imparfaitement l’accélération des derniers mois dont profite le maxi discompte avec des gains proches de 1 point au cours du second trimestre 2008 et une part de marché sur la dernière période (p6), du 19 mai au 15 juin 2008, qui atteint 14.5%. Lidl (+0.4 point à 4.6 %) est le principal bénéficiaire et moteur de cette tendance, grâce notamment à l’introduction de près de 150 produits de grande marques (sur 200 au total) dans son assortiment qui comprend désormais un peu plus de 1200 références. Mais Aldi et, plus surprenant, Netto sont aussi en embuscade.
Leclerc, le leader du secteur (16.1 %), qui cultive son image discount à grand renfort de communication, tire également très bien son épingle du jeu, même si sur 12 mois ses positions restent stables, avec un premier semestre 2008 très positif et un bond de 0.4 point de sa part de marché au cours de la dernière période de mai/juin 2008.
A contrario, ce sont les hypers qui souffrent le plus des tendances actuelles : « Cote d’amour en baisse, image prix et promo en baisse… et image choix en baisse, les hypers n’en finissent pas de céder du terrain dans le cœur des consommateurs et sur ce que furent leurs avantages compétitifs fondateurs », indique TNS Worldpanel. Une baisse de performances particulièrement marquée depuis début 2008, notamment pour Carrefour (13.3 %) qui n’a pas reconduit un certain nombre de grosses opérations promotionnelles. Et l’institut d’études de conclure sur une pirouette : « les enseignes d’hyper sont-elles condamnée à mettre leur chiffre d’affaires sous perfusion promotionnelle ? ». Une bonne question effectivement, à plusieurs à plusieurs centaines de millions d’euros de chiffre d’affaires.

Parts de Marchés TNS
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