Le hipster est mort, vive le yuccie !

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Adieu le hispter, déjà dépassé, c’est le yuccie qui entre sur le devant de la scène. Issu de la génération Y, ce jeune urbain créatif hante les grandes métropoles : créatif, il n’en oublie pas pour autant sa carrière.

Le yuccie est le nouveau né de la génération Y, créatif il veut faire carrière dans ce qui l'intéresse.
Le yuccie est le nouveau né de la génération Y, créatif il veut faire carrière dans ce qui l'intéresse. © s4svisuals

Dernier né de la génération Y : le yuccie. Entre le hipster et le yuppie des années 80, cet être hybride qui vit dans les quartiers gentrifiés des grandes métropoles, compte gagner sa vie en poursuivant ses rêves. C’est David Infante, un auteur du site Mashable, qui en a dépeint le portrait dans un article du 9 juin 2015. "26 ans, auteur vivant à Brooklyn, hétéro blanc, avec un vélo à pignon fixe, il a étudié l’art à l’université et surtout il a des idées." Le portrait-robot du yuccie est dressé, et les grandes villes en regorgent de milliers.

Après une enfance confortable et de bonnes études, le yuccie, qui appartient nécessairement à la génération Y (né entre les années 80 et 2000), a commencé à travailler dans la finance ou le droit. Mais voilà, d’après David Infante, "transcendé par le pouvoir de l’éducation, et infecté par la conviction qu’il ne doit pas seulement poursuivre ses rêves, mais aussi en tirer un profit", le yuccie rêve de devenir riche mais en conservant son autonomie créative. Le yuccie, c’est cet ex-trader qui a créé un festival de musique, ou cet avocat qui tient une brasserie artisanale. D’après une étude de l’université de Bentley réalisée en 2014, 66% des "millennals", c’est-à-dire les personnes nées entre 1980 et 2000, ont pour objectif de monter leur propre business.

La publicité déjà en retard ?

A mi-chemin entre le hipster et le yuppie, d’après le sociologue Richard Barbrook, le yuccie est "une fusion bizarre de l’esprit bohémien de San Francisco et des industries high tech de la Silicon Valley". L’arrivée de ce nouveau venu ringardise le hipster. Son épaisse barbe et ses tatouages ont déjà été trop vus. Récupéré par la publicité, presque démodé, parce que plus assez rare, il est devenu mainstream !

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