Marchés

Le jeu vidéo attend plus de la distribution

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Les éditeurs de jeux vidéo montrent les muscles sur le salon cannois de l'Idef. Leur marché, qui devrait atteindre selon GfK 3,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2008, pèse dorénavant plus que ceux du CD et du DVD réunis. "En rayon, les jeux représentent 2 % des produits culturels mais 18 % du chiffre d'affaires du secteur, explique Natacha Pépion, analyste au cabinet GfK, les distributeurs doivent s'adapter au dynamisme." Et si les éditeurs reconnaissent que des efforts ont été faits par la distribution alimentaire, il reste encore du chemin à parcourir. "Ca fait des années qu'on se bat pour avoir du mètre linéaire et ça commence enfin à porter ses fruits, reconnait Geoffroy Sardin, le directeur général d’Ubisoft. Depuis que la Wii est sortie fin 2006, nous avons gagné 25 % de linéaire en plus dans les trois plus grandes enseignes."
Si les grandes surfaces alimentaires, qui pèsent à peine moins de 50 % des ventes de jeu en France, agrandissent les rayons, elles restent encore à la traîne concernant les questions de category management (gestion des achats, merchandising, actions promotionnelles…). "La distribution est frileuse, regrette Philippe Sauze, le président d’Electronic Arts France. Nous travaillons avec un distributeur sur la durée de vie des produits et sur l’organisation du rayon mais il ne veut même pas qu’on dise qui c’est." Pourtant depuis qu’Electronic Arts y a installé un linéaire consacré aux Sims, les ventes de la licence ont bondi, assure l’éditeur, de 25 % en valeur. Malgré la croissance, le jeu vidéo a bien du mal à être d’avantage qu’un produit d’appel.

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