Le jeune PDG de Next devra convaincre sur le terrain

C'est par une baisse du cours en bourse que la City a accueilli la nomination de Simon Wolfson, à la tête de la chaîne textile britannique Next. A 33 ans, le fils de l'ancien président, devient l'un des plus jeunes PDG d'un groupe aussi important (4,92 milliards d'euros de ventes). Entré dans l'entreprise, il y a 10 ans comme consultant, il y est devenu l'assistant de l'actuel PDG, David Jones, passant par les responsabilités de directeur des ventes en 1993, de membre du conseil d'administration en 1997 et de directeur général de la marque en 1999.

David Jones, dont le nom reste depuis 12 ans associé au redressement de Next, après les années George Davis, tente de rassurer la City en affirmant qu'il n'y aura aucun changement stratégique. Mais les analystes soulignent que Wolfson n'a pas connu l'expérience d'un revers économique, ni prouvé ses compétences hors du milieu familial. Sa réputation d'ex-Cambridgien négligé, ses costumes sombres (pourtant griffés Next) et son air d'intellectuel, son goût pour l'histoire et la lecture, sont jugés allant à l'encontre de l'image attendue d'un homme de la mode. « C'est le travail de Next d'anticiper les tendances, je ne suis pas un gourou de la mode. Mon rôle consiste à comprendre le marché et à embaucher les personnes qui peuvent identifier ces tendances », répond-il aux critiques. Sa fortune et le fait qu'il possède 2 fois plus d'actions Next que David Jones pèsent aussi contre lui. Tout comme ses opinions politiques anti-euro. Il prendra ses fonctions en août, avec un salaire de 798 680 euros.

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Article extrait
du magazine N° 0053

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