Le label "relations fournisseurs responsables" agroalimentaire a été signé

|

Sous l'égide de Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture et porte-parole du gouvernement, le label "relation fournisseurs responsable" a été signé par la FCD, l'Ania et Coop de France, chacun représentant ses propres entreprises. Leclerc n'est pas partie prenante, et Intermarché incertain sauf si Casino, membre de la FCD et partenaire pour les achats, le représente.

La majorité des enseignes alimentaires ont signé pour respecter la charte du label agroalimentaire
La majorité des enseignes alimentaires ont signé pour respecter la charte du label agroalimentaire

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, et Pierre Pelouzet, médiateur des relations inter-entreprises, ont adopté le label "relation fournisseurs responsable" pour l'agroalimentaire, tel qu'il exite entre les grandes entreprises et leurs sous-traitants depuis 2010. La recherche de l'obtention du label et le respect de la charte ont été signés par la FCD, l'Ania et Coop de France. Les principaux membres de la FCD sont Carrefour, Auchan, Casino et Système U. Ces entreprises sont donc engagées. En revanche, Intermarché n'était pas présent au lancement - mais il a prévu de procéder à ses achats avec Casino - tout en figurant sur l'invitation ministérielle.Quant à E.Leclerc, l'enseigne est rarement de ces initiatives gouvernementales qui visent à améliorer les relations commerciales. Il n'est pas dans les souhaits du distributeur que l'Etat s'invite dans les négociations commerciales...

Un label trop cher pour les petites entreprises

Philippe Mangin, président de Coop de France, représenté par Michel Prugue, président de Maisadour à la cérémonie de lancement considère que cette prise de conscience positive devra être suivie d’effets opérationnels rapidement. « Nous ne nous sommes pas mobilisés autour d’une simple déclaration d’intention, nous souhaitons une véritable évolution des relations commerciales qui doivent être plus responsables et se projeter dans la durée. Les négociations commerciales en cours nous permettront rapidement de mesurer l’impact de cet engagement mutuel ». Tout en soulignant que le coût de la labellisation, pour le moment, n’est pas adapté aux plus petites structures...

Les règles à respecter

Les candidats à la labellisation s'engagent dans des domaines où ils ne devraient pas, normalement, se trouver en défaut : le respect des délais de paiement, la déduction d'office de pénalités lors du paiement des factures, des appels d'offre manquant de transparence et de loyauté, des délits d'initiés, pratiques de corruption, cadeaux, invitations des acheteurs, contraintes en défaveur de l'environnment, etc. Autant de cas qui ont rarement été évoqués dans la presse, à notre connaissance. Sauf si le prix du label est exhorbitant, comme le pense Philippe Mangin, les enseignes et les fournisseurs ne devraient pas avoir de difficultés à obtenir le précieux viatique.

 

 

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter