Le Leclerc Fagnières passe à l'éclairage 100% leds

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Le distributeur de la Marne a agrandi son centre, profitant de ces travaux pour retravailler son éclairage. Grâce aux leds, le magasin a réduit sa facture énergétique, tout en améliorant la visibilité des produits dans les allées.

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Dès l’entrée dans la galerie marchande du Leclerc Fagnières (51), les clients peuvent apprécier les puits de lumière naturelle. Et une fois entrés dans la surface commerciale, le changement d’éclairage se révèle, lui aussi, perceptible. Les linéaires baignent dans une lumière blanche, permettant une bonne visibilité des produits. Dans le coin maison, l’ambiance se tamise pour devenir plus cosy. Un peu plus loin, dans l’espace textile, une lumière forte est dirigée sur les vêtements grâce à des spots. Côté alimentaire, le rayon vins s’avère, lui, très select, avec un carrelage gris et un éclairage plus sobre. Dans le fond, un lieu exposant grands crus et champagnes recrée l’esprit d’un caviste, avec des lumières discrètes pour un rendu haut de gamme, réalisé uniquement avec de la led.

Mise en valeur des produits

Toute cette installation a été ajoutée, alors que le centre commercial C’Ouest s’offrait un agrandissement – passant de 9 400 m² à 10 800 m², en rognant sur la réserve –, et un remodeling ­complet, pour un budget de 20 millions d’euros pour l’hypermarché. Au-delà de l’esthétique, l’adhérent Leclerc a également cherché à diminuer son empreinte énergétique. Si la production de froid reste le premier poste de coût, l’éclairage a aussi bénéficié de toutes les attentions. Michel Gobillot, le PDG, et son équipe se sont rapprochés de la société Opus Light pour gérer cette partie, découvrant par là même que leurs idées sur le sujet n’étaient pas forcément pertinentes...

« Pendant la réunion de démarrage, nous avons fixé nos objectifs et expliqué nos besoins, à savoir mieux vendre les produits des rayons traditionnels et attirer une plus grande population de clients, se souvient René Gueudre, directeur de C’Ouest. Nous voulions une meilleure mise en avant des produits et non travailler notre décoration ou nos allées. Notre idée de départ consistait en un éclairage classique, avec un sur­éclairage de certaines zones. Une solution déconseillée par Opus Light, qui nous a incités à réduire l’intensité d’éclairage de la nappe et à faire de l’éclairage plus sélectif, de chercher le juste éclairage. » Toute l’installation a été vendue pour une durée de dix ans, avec une garantie de vingt mille?heures d’éclairage, et une maintenance prévue dans cinq ans.

Dans le magasin, les rampes ne s’élèvent ainsi qu’à quelques mètres au-dessus des têtes, les rendant assez présentes visuellement. Pour autant, ce changement d’habitude ne gêne pas, les consommateurs scrutant surtout les rayonnages et non le plafond ! En revanche, baisser les rampes a permis d’installer des leds bi­directionnelles qui éclairent directement les produits et non de manière diffuse, et des spots se substituent à ce dispositif dès lors qu’il faut accentuer une zone.

Arrivée du li-fi

« Nous avons dimensionné des éclairages plus spécifiques aux produits, pour des coûts similaires à supérieurs, tout en réduisant la facture éclairage de 22%, détaille Fabrice Clouet, directeur associé d’Opus Light. Au-delà, le retour sur investissement est aussi attendu sur l’accroissement des ventes. » René Gueudre reste discret sur les chiffres, mais assure que les retours clients sont positifs, que la zone de chalandise du centre a été agrandie, et que la marge viendra également par le développement des ventes des rayons traditionnels. La direction du Leclerc vise les 100?millions d’euros de chiffre d’affaires en 2015, malgré des travaux qui ont duré des mois.

Pour 2016, le centre E. Leclerc compte exploiter le li-fi – technologie transmettant des données numériques à partir d’ampoules –, puisque le magasin a été équipé de leds connectées. Pendant le premier trimestre, le supermarché fournit des scannettes de la taille d’un gros smartphone à ses clients. Le consommateur s’identifie dessus via sa carte de fidélité, puis réalise classiquement ses achats. Il peut géolocaliser les promotions du moment, ou un produit voulu, et également recevoir des réductions qui sont notifiées, selon son positionnement dans le magasin.

Les enjeux

  •  Réduire la facture énergétique.
  • Améliorer la mise en avant des produits.
  • Créer des ambiances par univers.
  • Attirer des clients CSP +.

Les chiffres

  • 100 M €  de CA en 2015
  • 10 800 m² de surface
  • 20 M€ d’investissement de travaux
Source : C’Ouest

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Article extrait
du magazine N° 2397

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