Le Made in France : pas d'unanimité

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Le Made in France : pas d'unanimité

Pourtant défendu par plusieurs candidats aux primaires, le made in France a été, par la suite, légèrement oublié dans la campagne présidentielle. Seuls trois candidats ont vraiment proposé des mesures phares visant à le promouvoir dans le prochain quinquennat. Pour soutenir les entreprises françaises face à la concurrence internationale, Marine Le Pen a mis en avant son concept de « patriotisme économique ». Dans ce cadre, elle interdit l’importation et la vente de produits provenant de l’étranger qui ne respecteraient pas les normes imposées aux producteurs français. Elle milite aussi pour une sortie de l’euro et un arrêt des traités de libre-échange (Tafta, Ceta). Un point de convergence chez deux candidats aux antipodes : Jean-Luc Mélenchon met en avant, lui aussi, un protectionnisme solidaire pour relocaliser la production et refuse les traités de libre-échange, en l’état, pour construire une autre politique internationale. Le cas échéant, avec son plan B (bye-bye l’Europe), il menace également de sortir de l’euro. Par ailleurs, Benoît Hamon, pour qui ce thème est également important, veut réserver 50 % des marchés publics aux petites et moyennes entreprises françaises. Il évoque aussi la possibilité d’une nationalisation temporaire de certaines entreprises, pour maintenir la compétitivité locale et les emplois, sans émettre de réserves sur les traités internationaux.

En revanche, tous les candidats ont affirmé leur volonté de fortifier le tissu agricole français. Certains, à l’image d’Emmanuel Macron et de Benoît Hamon, souhaitent un soutien des organisations de producteurs dans les négociations avec les industriels et avec la grande distribution. D’autres, comme François Fillon et Marine Le Pen, ­appuient l’indication de la provenance et du lieu de transformation des produits agroalimentaires, pour améliorer la compétitivité des agriculteurs français. Et sur le thème du produire local, impossible d’éluder le bio. Pour la première fois, il s’est invité dans les programmes des candidats. Tous sont plus ou moins en faveur d’un déploiement du bio en France, défini comme un secteur économique d’avenir. Benoît Hamon propose même d’appliquer un taux de TVA réduit pour ces produits. D’ailleurs, plus de 1 200 élus ont signé le Pacte Bio 2017, afin de faire de la France le premier pays bio en Europe.

  • Trois candidats ont exposé des mesures claires sur le sujet (Hamon, Le Pen et Mélenchon).
  • Pour la première fois, le bio est intégré dans les programmes.
  • Encadrer les relations entre agriculteurs, industriels et distributeurs pour améliorer la compétitivité des entreprises françaises.

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