Le "Made in France", prémisses d'un phénomène

Le "Made in France", prémisses d'un phénomène

|

Dossier Le buzz provoqué par le rayon "made in France" du Leclerc de Lanester, que LSA présentait dès la semaine dernière, illustre une tendance forte des enseignes dans ce domaine. le "marketing patriotique" a t-il de l'avenir ? Eléments de réponses.

Made in France logo

Leclerc teste dans plusieurs de ses magasins les rayons "made in France" réclamés par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, comme le relevait LSA dès la semaine dernière, et se donne un an pour "optimiser" le concept, a indiqué aujourd’hui Michel-Edouard Leclerc. "Pour le moment, ce sont des tests à l'initiative de nos adhérents. Il y a débat pour savoir si, pour valoriser les produits français, il faut les marketter ainsi ou promouvoir les labels régionaux", a t-il expliqué. Ce que la grande distribution alimentaire fait déjà avec un certains succès, comme en témoigne les « labels » et appellations qui fleurissent chez Leclerc (« Nos régions ont du talent »), Système U (« U de… »), Casino (« Le meilleur d’ici. ») ou Carrefour (« Reflets de France »).

"Marketing patriotique"

Mais outre cette valorisation des produits régionaux qui existe depuis plusieurs années "on teste ce que Montebourg pourrait appeler un marketing patriotique, comme le font des magasins italiens à New York par exemple", explique MEL. "Tout cela va prendre du temps. Dans le non-alimentaire, il y a carence de produits 100% français, donc un problème de définition pour ne pas être en publicité mensongère. On se donne un an pour tester et optimiser. Nos acheteurs essayent de délimiter un périmètre de produits suffisamment made in France, il y en a plein malgré tout, mais dont le regroupement ferait sens", explique le dirigeant.

Les produits originaires de France prédominent dans l'alimentaire

Ces produits "on les vend déjà. La question posée est d'abord une question marketing: les magasins parisiens ou de Lyon, de Nice sont intéressés, mais en Alsace, en Bretagne, dans le sud-ouest, nos adhérents sont majoritairement pour une valorisation régionale", poursuit la figure de proue du mouvement Leclerc. "Je laisse s'installer ce débat, je n'y vois que du positif de toute façon pour les produits français!"

De son côté, Carrefour, également impliqué dans la démarche de longue date, et dont le développement de l’offre de produits locaux est prioritaire depuis un an, rappelle aussi que "80% de nos produits alimentaires sont d'origine française, et même 85% de nos produits en marque Carrefour. Et notre marque Reflets de France, qui parle pour elle-même et qui est plébiscitée par nos clients, valorise le terroir français".

Vers une 3e révolution industrielle ?

Arnaud Montebourg avait appelé en octobre à une "mobilisation nationale", invitant les Français à faire preuve de patriotisme en achetant des produits fabriqués en France, selon lui la clé d'une 3e révolution industrielle. En novembre, il avait affirmé avoir "demandé aux enseignes de la grande distribution de mettre du tricolore dans leur linéaire pour que les consommateurs s'y retrouvent".

A noter: LSA organise une conférence sur le "Made in France", le 30 mai prochain.

 

 

 

 

Le "Made in France", prémisses d'un phénomène
suivant
Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Appels d’offres

Accéder à tous les appels d’offres