Le magasin sans caisse Amazon Go s’ouvre au public

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L’e-commerçant peaufinait depuis un an auprès de ses salariés la technologie "Just Walk Out" qui équipe sa supérette en test à Seattle. Il franchit une nouvelle étape aujourd’hui.

Le magasin sans caisse Amazon Go s’ouvre au public.
Le magasin sans caisse Amazon Go s’ouvre au public.© LSA

Cela faisait à peine plus d’un an qu’Amazon perfectionnait sa supérette sans caisse, située au pied de l’un des gratte-ciels de son QG de Seattle, en y invitant ses salariés à y faire leurs emplettes. Ce lundi 22 janvier, le fameux magasin s’ouvre au public. Tout un chacun peut désormais y entrer (jusqu'ici, deux vigiles veillaient au grain), ouvrir et scanner sur l’un des quatre portiques à l’entrée l’application Amazon Go qu’il aura préalablement liée à un moyen de paiement, saisir n’importe quels articles et ressortir sans autre forme de cérémonie. Des centaines de caméras (peintes en noir mat pour se fondre au plafond) et de capteurs sur les étagères auront vu les produits saisis et les auront ajouté au panier virtuel de l’app du client qui, en retraversant les portiques, sera facturé et débité, façon "zéro clic".

Depuis des mois, de multiples concurrents de la firme prétendaient ou faisaient semblant de croire que son expérimentation était un échec. Ils en sont pour leurs frais aujourd’hui. En bonne entreprise tech, Amazon a appliqué au retail sa méthode habituelle, certes très éloignée des pratiques des distributeurs : mettre sur le marché en beta ou, en l’occurrence, en beta privée, un "minimum viable product" et procéder par itérations pour l’améliorer au contact de la réalité. Parangon d’un test&learn sans tabou qui lui a toujours réussi, Amazon n’a pas hésité à reporter de plusieurs mois l’ouverture au public, le temps de mettre au point sa technologie "Just Walk Out". Une étape qu’il franchit aujourd’hui, témoignant d’un réel progrès dans la maîtrise d’une techno propriétaire complexe, sur laquelle il travaille depuis cinq ans, et dont ses rivaux n’ont pas même débuté la courbe d’apprentissage, se focalisant plutôt sur le self check-out et les caisses automatiques.

Un pas de plus vers une disruption des courses offline

Cette ouverture au public est à lire comme l’extension du test à un échantillon plus varié d’utilisateurs et non comme le début d’un déploiement. Il est en outre probable que cette technologie ne fonctionne (encore) que sur un assortiment réduit et ne soit pas au point pour un hyper de plusieurs dizaines de milliers de références. Dans l’Amazon Go de Seattle, que LSA a entraperçu en août dernier, ne sont d’ailleurs commercialisés que des articles de taille et de poids fixes. Aucun fruit ou légume en vue, les sandwichs sont dans des barquettes en plastique, et chaque produit n’existe que dans un format et un prix. La puissance de calcul nécessaire à l’interprétation des données des capteurs et des images filmées est sans doute déjà conséquente.

Néanmoins, Amazon, l’entreprise qui a le plus transformé la manière d’acheter des consommateurs ces dernières années, fait un pas de plus vers son objectif : disrupter aussi les courses alimentaires, en résorbant complètement un point de friction majeur des supermarchés, la queue en caisse, et en créant "une expérience sans effort, magique", selon ses propres dires. A tout le moins, une nouvelle destination touristique est apparue à Seattle. De quoi voir une queue se former à l'entrée ?

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