Le marché de l'électroménager a stagné en 2011

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Le Groupement interprofessionnel des fabricants d'appareils d'équipement ménager (Gifam) a présenté ce jeudi 9 février le bilan des ventes du gros et petit électroménager en 2011. Avec une croissance nulle pour l'ensemble du marché en valeur, ce cru montre certes la résistance du secteur à la crise, mais révèle aussi de nombreux nouveaux défis.

Pas de quoi pleurer, mais pas de quoi sauter de joie non plus. En 2011, le marché de l'électroménager a réalisé un chiffre d'affaires de 7,6 milliards d'euros, identique à celui enregistré en 2010. Si les volumes se maintiennent, avec 14,6 millions d'appareils de gros électroménager vendus en 2011 (+1% versus 2010) et 40,8 millions d'articles de petit électroménager (+3,3% vs 2010), le marché continue de s'éroder en valeur : le gros électroménager baisse de -1% tandis que le petit électroménager affiche un modeste +2,3% (contre +5% en 2010).
Parmi les catégories du blanc en repli, on trouve les cuisinières (-3%), les congélateurs (-2,9% en volume), et les lave-linge (-1,8%). Les plus belles performances ont été réalisées par les fours encastrés (+6,5% en voume), les tables de cuisson (+4%) et les sèche-linge (+3,1%). En petit électroménager, les catégories les plus dynamiques ont été le segment de la préparation culinaire (+5% en volume et +12% en valeur grâce à l'essor notamment des kitchen machines) et celui de l'électrobeauté (+7% en volume et +7,5% en valeur).
Constatée depuis déjà plusieurs années, l'inquiétante chute des prix moyens de vente du gros électroménager se poursuit pour atteindre 351€ en 2011 contre 359€ en 2010. Sur le petit électroménager, on note également un léger repli du prix moyen de vente qui est passé de 58,40€ à 58€. Cette érosion des tarifs moyens s'explique en particulier par l'accroissement des produits premier prix et à marque propre sur le blanc comme sur le petit électromémager ainsi que par une agressivité commerciale forte, notamment due à la poussée du circuit internet. "Nous devons rester vigilants car en électroménager, les volumes ne font pas le business", a rappelé Gérard Salommez, président du Gifam et de Seb France. "Le marché progresse légèrement en volume, mais les volumes ne suffisent pas, il faut développer la valeur", a confirmé Jean-Jacques Blanc, vice-président du Gifam et président de Whirlpool France.
Cette valorisation passe bien sûr par l'innovation mais aussi par la mise en avant des nouveaux produits en magasin, la formation des vendeurs et une offre plus différenciée selon les services offerts par les différents circuits. Autant de chantiers ambitieux mais salvateurs pour empêcher une paupérisation du marché français de l'électroménager.

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