Le marché de la chaussure devrait repartir d’un bon pas

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Le marché de la chaussure, après un léger coup de mou en 2013 et 2014, devrait selon Xerfi retrouver de l'allant en 2015 et 2016 pour venir s'établir à 9,2 milliards d'euros en France.

Le marché de la chaussure devrait atteindre 9,2 milliards d'euros en France en 2016, selon Xerfi.
Le marché de la chaussure devrait atteindre 9,2 milliards d'euros en France en 2016, selon Xerfi.

Voilà qui devrait lasser les Cassandre : après avoir eu le moral dans les baskets en 2013 et 2014, le marché de la chaussure devrait à nouveau se faire montant (comment ça, trop de jeux de mots tue le jeu de mot ?) en 2015 et 2016.

C’est en tous cas ce que prédit le cabinet d’études Xerfi dans son analyse du marché, publié en ce 7 juillet 2015. A l’en croire, le secteur, dans un contexte de légère augmentation du pouvoir d’achat, devrait moins souffrir des arbitrages de consommation d’ici 2016.

Tous ne profiteront pas de la croissance

Ses ventes devraient ainsi repartir à la hausse dès 2015 (+0,5%), puis surtout en 2016 (+1%) pour finalement atteindre 9,2 milliards d’euros cette année-là. Reste qu’évidemment cette croissance n’est pas, et ne sera pas uniforme suivant les enseignes et les canaux de distribution.

En effet, comme LSA le mentionnait dans une précédente enquête à ce sujet, la bonne tenue de ce marché, surtout si on le compare à son petit frère du prêt-à-porter, attire la convoitise de nouveaux concurrents. Les enseignes de sports, légitimes sur la question, proposent des gammes de plus en « casual » - c’est l’exemple de Courir – tandis que les spécialistes du textile profitent des similitudes de marché pour venir se diversifier dans la chaussure – c’est le cas de Cache Cache, d’Uniqlo et de quasi toutes désormais.

De l'avantage, malgré tout, du magasin

Difficile alors, pour les « historiques » de continuer à faire jouer leur petite musique. C’est à ce titre, d’ailleurs – cette concurrence renforcée -, que doivent se lire par exemple les difficultés de Vivarte, autour de ses enseignes La Halle et André. D’autant que les pros du web, Spartoo, Sarenza ou Zalando, ont donné depuis longtemps un grand et beau coup de talon dans la fourmilière des « anciens » (on avait dit qu’on arrêtait les jeux de mot, mais on a craqué, désolé) en revivifiant le secteur : livraison et retour gratuits, offre pléthorique que jamais un magasin ne pourra se permettre de disposer, etc.

Cela dit, l’expérience client, en « vrai », dans un magasin et au contact d’un vendeur, reste un avantage de choix, à condition de savoir en réinventer l’expérience clients, trop souvent pauvre. Ce n’est pas pour rien que Spartoo vient ainsi d’ouvrir son premier magasin en dur, à Grenoble.

 

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