Le marché du bricolage se porte mieux

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Parmi les marchés de la maison, c'est le plus important (25 milliards d'euros), et l'un de ceux qui se porte le mieux. La croissance de 1,9% en 2016 devrait se poursuivre au même rythme, plusieurs indicateurs étant au vert.

Avec un tiers du marché du bricolage en France, Leroy Merlin fait partie des enseignes les plus dynamiques en 2016.
Avec un tiers du marché du bricolage en France, Leroy Merlin fait partie des enseignes les plus dynamiques en 2016.© Leroy Merlin

Voici deux chiffres qui redonnent le moral aux acteurs du bricolage. +10%, cest l'évolution des mises en chantier de logements en 2016 et 848 000 biens changeant de propriétaires, soit le meilleur niveau depuis dix ans. De quoi nourrir solidement la croissance des ventes des grandes surfaces de bricolage pour les années à venir. "Cela apporte un stock de logements neufs ou anciens à rénover, aménager ou décorer, se félicite Frédéric Sambourg, à la tête de la Fédération des magasins de bricolage (FMB). Et permet d'espérer de bonnes années devant nous". "Le moral des ménages est très bon, renchérit Juliette Lauzac, chargée d'études à Unibal, l'organisme représentant les industriels du bricolage, du jardinage et de l'aménagement du logement. Il y a 15 millions de ménages en France qui n'ont plus de remboursements de prêts immobiliers et prêts à investir dans leur logement, d'autant que le parc est plutôt vétuste". Qu'on en juge: 29% des logements ont un chauffage insatisfaisant et 13% des problèmes d'humidité.

Moins de créations de m²

Les chiffres sont donc là : la croissance de 1,9% du secteur en 2016 est deux fois plus importante qu'en 2014 (+0,8%) ou qu'en 2015 (+0,6%). Certes, on est loin des performances d'avant 2008, où le marché s'offrait des progressions de 4 à 6%, mais les indicateurs au vert rassurent les professionnels. Cette progression est portée par un accroissement du parc commercial. "Traditionnellement, le secteur du bricolage crée le plus de m² derrière l'alimentaire, explique Frédéric Sambourg. Il y a eu beaucoup d'agrandissements, notamment pour exposer les cuisines et les salles de bains, mais depuis trois ans, nous observons un tassement. Le nombre de points de vente, 2200 en 2016, est quasi-stable". De fait, 128 000 m² supplémentaires ont vu le jour en 2016 ; c'était presque deux fois plus dix ans auparavant (232 000).

Les GSB continuent de dominer

Sur ce marché de 25,4 milliards d'euros, les grandes surfaces de bricolage (GSB) dominent largement, avec 77% de part de marché. Un phénomène qui dure depuis plusieurs années. Peu présent par rapport à d'autres secteurs, comme l'électrodomestique, le e.commerce ne représente que 3% des ventes, mais progresse beaucoup (+25% en 2016). "On peut imaginer un rattrappage dans les années à venir, estime Frédéric Sambourg, qui ajoute que ces e.commerçants ne sont pas soumis aux mêmes règles fiscales que les GSB et pointe une forme de distorsion de concurrence. "La pression fiscale n'est pas la même. Notre fiscalité est assise sur le foncier. Nous avons des points de vente jusqu'à 20 000 m², or notre profession génère trois à cinq fois plus d'emplois que le commerce". Un sujet en perspective pour le futur ministre de l'Economie.

 

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