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Le ministre de la Consommation braque le collimateur sur la viande, le poisson et les ventes en ligne

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Même si sur le poisson aucun cas de fraude n'a pour l'instant été constaté, des vérifications seront faites. De même, la croissance significative des plaintes concernant les ventes sur internet, + 10%, va induire de nouveaux contrôles.  

Benoit Hamon Spanghero

Benoît Hamon a annoncé que les filières d'approvisionnement en viande et en poisson ainsi que les fraudes à la vente sur internet feront partie des actions de contrôles prioritaires exercées en 2013 par les agents de la DGCCRF. En 2012, les agents de la répression des fraudes ont effectué 739.000 vérifications dans 142.000 établissements et 246.000 analyses en laboratoire, relevant 15.700 infractions. La surveillance des filières et de la distribution alimentaire a été au coeur de l'action de l'action de la DGCCRF en 2012, avec 26.800 prélèvements effectués sur la question du respect des normes et 37.000 établissements contrôlés sur l'hygiène.

Vérifier le poisson

L’affaire de la viande de cheval a évidemment donné lieu à 3.986 contrôles effectués en une semaine. Permettant de remonter en 48 heures l'ensemble de la filière d'approvisionnement a souligné le ministre. Et pour 2013 ? Les filières d'approvisionnement en viande, mais aussi en poisson, vont faire l'objet d'une « surveillance renforcée des agents de la DGCCRF pour restaurer la confiance des consommateurs ». En particulier, même si sur le poisson aucun cas de fraude n'a pour l'instant été constaté en France « on va quand même vérifier. Nous anticipons la possibilité que des substitutions d'espèces pourraient avoir lieu. Des prélèvements à la fois sur des échantillons de plats transformés et sur les étals seront effectués » a indiqué le ministre.

Des enquêteurs-mystère diligentés sur internet

Et face à la "croissance significative" (près de 10% ) des plaintes concernant les ventes sur internet, notamment les pratiques « d'inexécution de la prestation » ou de tromperie, la DGCCRF restera aussi vigilante en 2013. Le ministre plaide enfin pour un renforcement des moyens d'actions de la DGCCRF par la mise en place « d'enquêteurs-mystère ». Et envisage « la possibilité de saisir un juge pour faire fermer un site internet ayant une activité illicite », prévue dans le cadre de la future loi Consommation.
 

1 commentaire

Marion

27/02/2013 16h27 - Marion

De belles paroles mais qui n'ont à mon sens que peu d'impact. Tant qu'un véritable processus de traçabilité performant ne sera pas mis en place, il y aura beau y avoir des contrôles, il y aura toujours des personnes pour passer entre les mailles du filet.
Même si à mes yeux il s'agit d'un coup d'épée dans l'eau j'apprécie qu'on commence enfin à se pencher sur le sujet et à proposer des solutions.

Marion
http://www.eden-photos.fr

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