Marchés

Le monde viticole en quête d'une nouvelle image

|
Twitter Facebook Linkedin Google + Email Imprimer

Vinexpo, salon parfois qualifié de « Fashion Week du vin », exposait les dernières créations des groupes viticoles. Nombre d’entre eux cherchent à rendre le vin moins traditionnel et moins complexe.

Derenoncourt .jpg
Derenoncourt .jpg© photos dr

Vinexpo, le salon des vins et spiritueux qui s’est déroulé comme tous les deux ans à Bordeaux, a fermé ses portes le jour du solstice d’été, le 21 juin. Très challengé par le salon allemand ProWein qui se déroule en mars, une période plus calme que juin pour les exposants, Vinexpo a néanmoins bien rempli sa mission, de l’avis des exposants. « Nous hésitions à y aller, analyse un jeune viticulteur bio. Finalement, nous sommes ravis. Tous les acheteurs de la grande distribution sont passés sur notre stand, ainsi que des opérateurs du grand export. Les Chinois étaient largement présents. » Les représentants de l’empire du Milieu ont bien fait de faire le déplacement car, outre les somptueux dîners offerts par les châteaux, ils ont pu, comme LSA, constater la créativité du monde viticole.

L’objectif avoué ? « Casser le côté ”tradi” du vin. C’est important car, en GMS, la bière nous taille des croupières », a bien remarqué Franck Crouzet, chez Castel. De fait, le marché du vin stagne à 4,75 milliards d’euros (- 0,3%), tandis que la bière s’envole de 6,9%, à 3,2 milliards d’euros (Iri, CAM au 3 avril 2017).

 

Les 8 innovations phares de Vinexpo 2017

 

Les bouteilles prennent des couleurs

Reste à identifier les atouts de la bière. Un univers décomplexé, inventif et moderne, porté par le foisonnement des microbrasseries. Celles-ci ont désormais leur équivalent dans le monde du vin. On les appelle les urban wineries et, en France, certaines ont déjà éclos à Paris (Les Vignerons parisiens, la Winerie parisienne) comme à Marseille (Microcosmos). La Winerie parisienne, start-up qui vient de planter trois hectares dans les Yvelines, avait son stand sur le salon. « Nous avons reçu de nombreux visiteurs, curieux de goûter nos vins élaborés à Montreuil (93, NDLR), à partir de raisins récoltés chez nos partenaires viticulteurs », explique Julien Brustis, l’un de ses trois fondateurs.

Si tout est original dans cette jeune marque – le vin, la provenance, la bouteille, etc. –, le plus souvent, c’est l’emballage qui permet de changer l’image d’un vin et de créer un événement dans le linéaire. Ainsi, Veuve Ambal, marque a priori classique du rayon des crémants, prend des couleurs. Sa dernière édition limitée « claque » en rayon, grâce à un décor inspiré d’un habit d’Arlequin. « Chaque bouteille a un décor unique », précise Julien Lepont, directeur marketing de Veuve Ambal. De son côté, Rhonéa a choisi de créer une marque qui joue sur les mots : « Désolé, j’étais dans les bouchons » peut tomber fort à propos lorsque l’on est invité à dîner en région parisienne.

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

 
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA