Marchés

Le montant des vols en magasins augmente encore

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Le taux de démarque inconnue s’élevait à 1,4% du chiffre d’affaires des enseignes en 2012 en France, selon l’étude annuelle de Checkpoint Systems. Soit un manque à gagner de 5,3 Mrds €. En cause notamment: La recrudescence du vol organisé.

Le développement des rayons beauté en hypermarché fait gonfler les opportunités de vol.
Le développement des rayons beauté en hypermarché fait gonfler les opportunités de vol.

Près de 5,3 milliards d'euros se sont évaporés des linéaires ou des réserves des distributeurs français en 2012, du fait de la démarque inconnue et, surtout du vol à l’étalage. Tel est l’un des principaux enseignements de la nouvelle édition du baromètre annuel du vol et de la démarque dans le commerce et de la distribution, réalisé par Checkpoint Systems, un spécialiste des technologies contre le vol, et dévoilé ce mardi matin. Autrement dit, la démarque a représenté 1,4% du chiffre d’affaires des grandes enseignes l’an dernier.

Marchés parallèles

Un chiffre qui est en très légère augmentation par rapport à 2011, du fait, principalement, d’un accroissement du vol à l’étalage. "A ce sujet, on constate surtout que la professionnalisation des vols se confirme, c’est-à-dire que les magasins sont confrontés à de véritables filières de vol, qui alimentent les marchés parallèles", analyse Patrice Bahuaud, directeur général de Checkpoint Systems France.

56% de la démarque inconnue trouve sa cause dans le vol par des "clients" indélicats, tandis que 22% a pour origine le vol interne, un chiffre en léger repli. Les pertes "administratives" (erreurs dans les documents de commandes ou les inventaires), avec 17%, et la fraude due aux fournisseurs et industriels (5%), complètent le panorama de la démarque inconnue en 2012.

EvoLution des assortiments et des produits volés

Si les grandes masses évoluent peu, les situations évoluent en magasin. Parmi les trois secteurs de la distribution passés au crible (alimentaire, textile, électronique et électrodomestique), la typologie des produits volés se calque sur les évolutions des assortiments.

Exemple typique: les smartphones, tablettes ou appareils photos numériques, cible de choix des aigrefins (articles onéreux, compacts et faciles à dissimuler, et réclamés par les consommateurs) sont de plus en plus présents dans les linéaires des hypermarchés. "Désormais, cette catégorie de produits se place en 3e position si l’on recense les articles les plus volés en hypers", détaille Patrice Bahuaud.

Classiquement, les produits de soins et beauté ou lames de rasoirs arrivent en tête, devant les produits de maquillage. "Là encore, ces produits sont de plus en plus présents dans les assortiments des distributeurs, beaucoup proposant aussi leurs MDD", relève le directeur général.

Face au vol, les distributeurs travaillent de mieux en mieux leur riposte, constate l’étude. "Les distributeurs ont beaucoup investi dans le management et la formation humaine de la sécurité, pour à la fois contenir le vol et le prévenir, et ce dans les entrepôts comme en magasin", juge Patrice Bahuaud.

Le marquage à la source se répand

Au niveau du matériel, 2012 confirme la volonté des enseignes de développer le marquage à la source des articles, afin qu’ils soient protégés dès leur arrivée en magasin. La technologie en Radiofréquence reste dominante (80%), mais les projets liés à la RFID progressent. Si le textile s’y convertit, les fabricants et distributeurs d’électronique y songent.

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