Le pari du bio

Twitter Facebook Linkedin Google + Email Imprimer

· A la tête du premier réseau français de boutiques bio, Jérôme Bosch a pour mission de redresser une entreprise malmenée par l'histoire.

Depuis son arrivée à la tête de La Vie claire, Jérôme Bosch n'a vraiment pas perdu son temps. Dix mois lui auront suffi pour mettre au point le nouveau concept de l'enseigne, située au centre de Lyon. Le logo, les emballages, l'assortiment et le mobilier tout a été revu. Lorsque Distriborg rachète l'enseigne en mai 1996, c'est avec des ambitions fortes sur un marché aussi porteur que celui du bio. Débauché des jardineries Vilmorin, Jérôme Bosch en sera l'artisan. A 39 ans, cet ingénieur agricole connaît bien le commerce pour y avoir exercé toutes les fonctions. En 1983, son diplôme en poche et son service militaire terminé, il répond dans la foulée à une annonce signée Vilmorin. Il s'agit de seconder le directeur du magasin parisien du quai de la Mégisserie où officient vingt-cinq salariés. Un travail sur le terrain qui lui donne le virus du commerce. Lui, le Parisien qui rêvait d'être agriculteur ! Un an et demi plus tard, le voilà sur la route parti vendre les produits du groupe, semences, terreau et engrais. En 1986, l'avenir de la graineterie traditionnelle est plutôt sombre. Le groupe Limagrain, propriétaire de la marque Vilmorin, le charge de développer une nouvelle enseigne de jardinerie. Dix ans plus tard, la centrale livre cent franchises à l'enseigne Espaces enchantés Vilmorin, des points de vente de 5 000 à 8 000 m2. En arrivant à La Vie claire, Jérôme Bosch trouve des points de vente cent fois plus petits (80 m2), mais un chantier passionnant. Comme tous les réseaux d'indépendants, La Vie claire présente un parc de 120 magasins disparates (92 franchisés et 26 en gérance) dont certains figurent parmi les pionniers du bio en France. Et comme toutes les affaires passées un jour sous la coupe de Bernard Tapie, elle en garde une image brouillée. Ajoutons à cela que le commerce du bio mêle les boutiques vieillottes et les concepts plus affûtés. Autant de facteurs qui donnent une idée de la mission confiée au nouveau directeur général.

D'ores et déjà, le magasin pilote de Lyon arbore le nouveau logo en forme de soleil, souligné de la précision « naturel et biologique ». 130 produits à marque propre ont déjà été revus sur les 700 de la gamme et l'objectif est de rénover quinze magasins chaque année et de rajeunir la clientèle en proposant une offre complète d'épicerie, de produits laitiers et même de viande. Ce programme chargé laisse peu de loisirs à Jérôme Bosch, pas même celui de peindre.
Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Article extrait
du magazine N° 1554

Couverture magasine

Tous les jeudis, l'information de référence de la grande consommation Contactez la rédaction Abonnez-vous

Appels d’offres

Accéder à tous les appels d’offres

X

Recevez chaque semaine l’actualité des marchés, des distributeurs et des fournisseurs de produits bio et responsables, alimentaires et non alimentaires.

Ne plus voir ce message
 
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA