Le pari rosé de l’anis 51

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Dossier Voilà une innovation vraiment « made in France », fabriquée sur trois lignes de production d’une usine de Pernod, à Marseille : un pastis rosé légèrement alcoolisé et fruité, qui détonne dans le rayon des anisés…

Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif et chantre du « made in France », pourrait légitimement lever un verre à l’avènement du nouvel anisé 51 rosé. Un anisé osé, d’une couleur inhabituelle, mélange d’anis et d’extraits de fruits rouges, titrant seulement 37°, quand le pastis classique est à 45°. Pourquoi un prix « made in France » ? Parce qu’il est produit dans l’usine Pernod de Marseille (13), la ville natale du vrai pastis, et où il a été mis au point.

Il faut savoir d’où on vient. C’est grâce aux salariés de l’usine Pernod de Marseille, à leur vision, leur savoir-faire, leurs innovations étonnantes depuis cinquante ans que nous sommes encore là, que nous défendons l’emploi en France.

Matthieu Deslandes, directeur du marketing de Pernod

 

« Ne pas céder à la facilité »

« Pernod-Ricard est un symbole de la réussite d’une entreprise française dans le monde, mais il faut savoir d’où l’on vient et qui l’on est, confie Matthieu Deslandes, directeur du marketing de Pernod. 100% de nos produits viennent de Marseille, 51 Rosé est le fruit du savoir-faire de l’usine, de la R&D, du marketing, et nous avons aussi une vocation sociale. Quand on veut défendre l’emploi en France, il est logique de s’interroger sur ce que l’on peut faire d’un produit comme 51 en termes d’innovations, plutôt que de céder à la facilité en investissant sur la vodka parce que c’est un segment en demande

Pour lui, c’est parce que des gens de Pernod ont eu cette vision, il y a trente ans, que l’usine de Marseille existe encore aujourd’hui. « Ils se sont demandé ce qui allait séduire les générations qui viennent. Nous faisons de même avec 51 Rosé. Si chaque entreprise fait bouger les choses avec des innovations, même à notre niveau modeste, il est possible de bouger les lignes de l’emploi en France. Nous avons mis au point le pastis de demain pour la France de demain. »

 

Molécules troubles

Car il a fallu travailler sur les molécules qui permettent à 51 Rosé de devenir trouble lorsqu’on ajoute de l’eau, comme pour un pastis classique. Un an de recherche. Le reste procède de l’analyse marketing, la demande très forte de rosé, une bouteille de 70 cl, qui répond mieux au consommateur en termes de besoin, et, enfin, une teneur en alcool plus faible, 35° au lieu de 45° pour échapper un peu à la hausse brutale des droits d’accises sur les alcools. Du coup, 51 Rosé vaut 1 € de moins en rayon à quantité égale qu’un Pastis 51 ou un… Ricard !

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