Le patron de Klépierre s’explique sur le désengagement des galeries Carrefour

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BILAN En "recédant" à Carrefour les 127 galeries commerciales qu’il avait en giron, Klépierre divise par deux le nombre de ses actifs en Europe. Et capitalise sur les 129 actifs restants, localisés sur les régions d’Europe les plus démographiquement dynamiques. Et les zones au plus fort pouvoir d’achat de France, Norvège, Suède, Danemark et Italie.

Les avantages immédiats de la cession des galeries Carrefour pour Laurent Morel, président du directoire de Klépierre, sont de renforcer l'orientation stratégique de la foncière sur le format de commerce le plus évolutif et le plus efficace dans les régions clés d’Europe. Et d’accélérer le désendettement du groupe.
Les avantages immédiats de la cession des galeries Carrefour pour Laurent Morel, président du directoire de Klépierre, sont de renforcer l'orientation stratégique de la foncière sur le format de commerce le plus évolutif et le plus efficace dans les régions clés d’Europe. Et d’accélérer le désendettement du groupe.

La réunion de présentation des résultats annuels 2013 de Klépierre qui se tenait ce mercredi matin, 5 février, au Palais Brongniart, place de la Bourse à Paris, a donné l’occasion à Laurent Morel, président du directoire de Klépierre de revenir sur son projet de cession des galeries Carrefour dans le portefeuille de Klépierre. Pour rappel, Klépierre a annoncé le 24 janvier 2014, la signature d'un protocole d’accord confirmant les conditions de la cession annoncée d'un portefeuille de 127 galeries commerciales (en France, Espagne et Italie) à un consortium d'investisseurs, parmi lesquels Carrefour. Le prix total est fixé à 2,01 milliards d'euros. La transaction devrait être finalisée au cours du deuxième trimestre 2014.

Ventilation des 127 galeries Carrfeour par pays:

Source: présentation des résultats Klépierre // 2013

De 256 centres à seulement 129, galeries Carrefour cédées

Pour Laurent Morel, "cette transaction combinera deux avantages immédiats, d’abord renforcer l'orientation stratégique de Klépierre sur le format de commerce le plus évolutif et le plus efficace dans nos régions clés. Ensuite, contribuer à accélérer le désendettement du groupe". Par cette opération, Klépierre va en effet se concentrer sur ses actifs de référence – des centres leaders dans leurs régions cibles – en divisant son parc par deux, en nombre d’unités. Le périmètre passant de 256 centres (pour 6.889.000 m²) à fin 2013, à 129 (pour 4.069.000 m²) au terme de la transaction.

Les parcs avant et après cession:

Source: présentation des résultats Klépierre // 2013

Focus sur les zones à fort pouvoir d’achat

Ce faisant Klépierre se focalise sur ses plus "gros" actifs situés dans les régions d’Europe affichant le meilleur pouvoir d’achat. Et surtout les plus belles perspectives de croissance démographique ! "Un facteur clé de réussite sur un continent européen loin d’être uniforme, insiste Laurent Morel. Et où le différentiel de croissance de population entre les pays et régions les moins et les plus dynamiques pourra atteindre les 40% sur dix ans". Et Klépierre d’argumenter sur le fait que 80% de son portefeuille est localisé dans des régions d’Europe à fort pouvoir d’achat. Que ce soit en France (avec un taux de 29 900 € de PIB par habitant), et plus spécifiquement en Ile-de-France (50 000 €), dans l’aire Toulouse-Montpellier (33 200 €), celle de Lyon (38 800 €) ou de Bordeaux (29 500 €). Mais plus encore en Norvège où ledit taux de PIB per capita atteint les 65 000 €, en Suède (37 300 €) ou au Danemark (42 600 €). L’Italie titrant 25 700 €, mais avec des pics à 33 500 € en Lombardie, à 30 800 en Émilie-Romagne ou dans le nord de l’Italie.

En vert foncé: les zones où la croissance de la population atteindra les 10 à 20% entre les années 2011 et 2021

En bleu foncé: les zones où la population baissera de 10% à 20% durant les mêmes 10 ans.

Source: présentation des résultats Klépierre // 2013

Les projets de Val d’Europe, des Arcades, de Créteil-Soleil

Conséquence de ce qui précède: Klépierre capitalise plus que jamais sur ces actifs de premier choix. "Le pipeline de développement a été renforcé et atteint 3 milliards d'euros de projets de centres commerciaux exclusivement situés en France, en Belgique, en Italie du Nord et en Scandinavie (contre 2,3 milliards d'euros au 30 juin 2013), précise le communiqué de la foncière. Il inclut 1,5 milliard d'euros de projets engagés et maîtrisés, dont 57 % relèvent de programmes d'extension-rénovation et 43 % constituent de nouveaux projets." Ainsi l'extension de Val d’Europe (région parisienne, France) est désormais un projet engagé, Klépierre ayant signé des accords avec des locataires clés, notamment Primark (échéance à fin 2016-début 2017). La foncière ajoutera 25 nouveaux magasins et 4 moyennes surfaces au site. Dont Primark sur 7000 m². De même la première étape d'une extension-rénovation de Créteil-Soleil, principal actif de Klépierre est en route (échéance 2016). L’offre en restauration y sera notamment redéployée. Les Arcades de Noisy-le-Grand sont aussi dans le pipeline de rénovation de la foncière (d’ici à 2017).

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