Le patron de Metro dément les rumeurs de son départ

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Eckhard Cordes, le patron du géant allemand de la distribution Metro, a la ferme intention de rester en place, et se propose même de rempiler pour un second mandat, selon une interview accordée vendredi qui contredit les rumeurs de limogeage des derniers jours.

« J'ai un contrat qui dure jusqu'au 31 octobre 2012 et j'ai bien l'intention de le remplir », a affirmé au Handelsblatt Eckhard Cordes, 60 ans, qui dirige Metro depuis 2007. L'ancien patron de Mercedes, artisan de la fusion ratée de Daimler avec l'américain Chrysler, est même prêt à rempiler, fait-il savoir. « Je suis en forme, je me sens bien et les réformes que j'ai initiées chez Metro ne sont pas encore achevées. C'est pourquoi je me sens dans l'obligation de continuer d'accompagner ce changement, dit-il. Mais ce n'est pas moi qui décide, c'est le conseil de surveillance ». La presse allemande avait rapporté en début de semaine que M. Cordes avait perdu le soutien d'au moins l'une des deux grandes familles actionnaires de Metro, et présenté son départ comme imminent. « Mais le deuxième grand actionnaire du groupe avec 16% des parts, la famille Schmidt-Ruthenbeck, "est derrière moi", assure le patron. Et au sein de la famille Haniel (34% des parts), "j'ai l'impression que je peux compter sur le soutien" de Franz Markus Haniel, "mon interlocuteur ». Au sein de cette famille qui compte plusieurs centaines de membres --le Handelsblatt parle de 650 personnes--, il y a "des voix critiques" à l'encontre d’Eckhard Cordes, mais "la majorité est derrière lui", indique-t-on dans l'entourage de Metro. Depuis son arrivée aux manettes en 2007, le patron a lancé beaucoup de chantiers, axés autour du recentrage du groupe sur sa division Metro Cash & Carry et sur ses magasins d'électronique Media Markt et Saturn, mais peu ont abouti comme prévu. Le dirigeant a reconnu vendredi avoir parfois "fait des erreurs", en particulier en évoquant prématurément la vente de la chaîne de grands magasins du groupe Kaufhof ou des supermarchés Real. "Il n'y aura pas de vente (de Kaufhof) dans l'urgence" et Real pourrait rester dans le groupe si la marque reste rentable, a-t-il estimé.
 

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