"Le paysage de l'e-commerce est en recomposition", Marc Lolivier (Fevad)

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A l'occasion de la présentation des chiffres de l'e-commerce du 2e trimestre en France, Marc Lolivier, délégué général, revient sur ses principaux enseignements: percée de l'alimentaire ; prise de contrôle de l'audience par les enseignes "traditionnelles" et législation.

Marc Lolivier
Marc Lolivier © DR

LSA: Comment expliquez-vous la montée en puissance de l'alimentaire qui contribue à hauteur de 2 points dans les 16% d'évolution du CA lors du 2e trimestre?

Marc Lolivier: Le phénomène du drive explique ce résultat. Les enseignes alimentaires sont entrées dans une logique multicanale et le taux de pénétration a progressé de manière spectaculaire. Les achats sur ces sites sont plus récurrents, ce qui va également contribuer à la poursuite de cette progression dans les prochaines années. L'absence d'un pure-player dans le domaine explique aussi le retard des dernières années, mais cela pourrait rapidement changer lorsqu'un pure-player avec de gros moyens se lancera en France dans la livraison de produits alimentaires.

 

LSA: Quelle est votre analyse de la percée spectaculaire des enseignes "physiques" dans le top 15 des meilleures audiences?

M.L.: Nous assistons à une recomposition du paysage de l'e-commerce. Il n'y a pas si longtemps, il fallait chercher pour trouver l'une de ces enseignes dans ce classement, la Fnac mise à part. L'e-commerce n'est plus dominé par les pure-players et les acteurs "traditionnels" ne sont pas dans une course à la taille critique, ce qui modifie encore le paysage. Nous nous rapprochons finalement de ce que l'on peut observer en Allemagne et en Angleterre, où Tesco est numéro 2 du classement des audiences derrière Amazon depuis 2005 déjà.

 

LSA: Avec une croissance moyenne de 15% sur le 1er semestre, est-ce que la barre des 50 milliards d'euros de chiffre d'affaires pour l'e-commerce sera dépassée à la fin 2013?

M.L.: Si le deuxième trimestre est légèrement supérieur au premier, nous restons prudent. Les premiers retours que nous avons du mois de juillet et du mois d'août nous indiquent que nous devrions être sur une même tendance. Et cela nous permettra de franchir le cap des 50 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel, et certainement celle des 70 milliards en 2015. Il faut bien comprendre que l'e-commerce démontre une très forte résistance à la crise.

 

LSA: De nombreux dossiers législatifs en cours pourraient toucher les e-commerçants. Quels sont les plus chauds d'entre-eux?

M.L.: Le droit de rétractation de la loi Hamon nous concerne. Tout comme la directive européenne sur les cookies dont le texte entre tellement dans le détail qu'il en devient difficile à appliquer.

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