Le premier enregistreur de DVD vidéo

En dévoilant son enregistreur de DVD vidéo de salon, Pioneer apporte le maillon qui manquait encore à la chaîne du tout numérique. Ultime - mais essentielle - étape du changement de génération de l'électronique grand public.

L'enregistreur de DVD vidéo, tous les amateurs de cinéma à domicile en rêvaient, depuis la mise sur le marché des premiers lecteurs. Quand, demandait-on régulièrement, serait-il enfin possible de se procurer un appareil remplaçant le vieillissant magnétoscope VHS ? Après l'euphorie du lancement, les rumeurs s'étaient faites moins encourageantes. Certains fabricants n'hésitaient pas à prédire que l'enregistreur grand public ne verrait pas le jour avant 2005 ou 2010. D'autres soulignaient les problèmes légaux : l'enregistreur de DVD constituerait une arme absolue pour les pirates de tout poil. Des rumeurs pessimistes, heureusement balayées lors du salon IFA de Berlin, en août 1999. Philips, Thomson et Samsung y présentaient des prototypes plus ou moins aboutis d'enregistreurs de salon. Etape suivante : la mise en vente, le 3 décembre au Japon, du premier modèle de grande série : le DVR-1000 de Pioneer. Il est attendu en Europe pour la fin de cette année.

Les avantages du nouveau produit sur n'importe quel magnétoscope sont aussi innombrables que convaincants. Les plus évidents sont liés au support DVD lui-même, qui remplacera avantageusement les fragiles cassettes. Mais le DVR-1000 est bien plus qu'un remplaçant numérique du magnétoscope. Véritable banc de montage, il permet de déplacer, de supprimer ou de titrer les séquences vidéo, facilement repérables via un menu de vignettes sur l'écran du téléviseur. De plus, l'appareil permet de jouer sur le taux de compression (32 niveaux disponibles), ce qui influe directement sur la durée d'enregistrement, qui varie de une à six heures (deux en standard), tout en garantissant une qualité minimale bien supérieure à celle d'une cassette VHS.

Face à ce déluge d'avantages, les inconvénients et lacunes du DVR-1000 sont rares. Listons-en tout de même trois. Principal handicap, habituel pour une nouvelle technologie, son niveau de prix : 250 000 yens au Japon, soit plus de 15 000 F, et environ 200 F pour un disque vierge au format DVD-RW. D'autre part, les disques gravés sur le modèle japonais ne peuvent pas être lus par les lecteurs DVD de la génération actuelle. Une lacune qui devrait disparaître avec le produit européen, doté de deux modes d'enregistrement. Troisième point : le DVR-1000 ne possède que des entrées analogiques. Ce qui signifie que, si l'on peut y connecter n'importe quel appareil numérique (terminal satellite, Caméscope DV ), la conversion numérique-analogique imposera une perte de qualité. Faible, mais suffisante pour apaiser les craintes liées au piratage. Globalement, la balance penche cependant très largement en faveur de l'enregistreur de DVD, qui devrait démoder nos pauvres magnétoscopes.

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Article extrait
du magazine N° 1661

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