Le rachat de Mr Bricolage par Kingfisher est sur le point de capoter

|

Selon les Echos, le conseil d’administration de Mr Bricolage doit annoncer ce mercredi qu’il renonce à se faire racheter par Kingfisher, alors que l’opération traîne en longueur depuis son annonce il y a un an.

Un communiqué est attendu d'ici peu pour clarifier la position du conseil d'administration de Mr Bricolage. Il pourrait annoncer la rupture des négociations visant au rachat de l'enseigne par le groupe Kingfisher.
Un communiqué est attendu d'ici peu pour clarifier la position du conseil d'administration de Mr Bricolage. Il pourrait annoncer la rupture des négociations visant au rachat de l'enseigne par le groupe Kingfisher.

Loin de se dérouler comme prévu, le rachat du numéro 3 français du bricolage par le numéro 2 est en train de capoter de manière inattendue. Selon nos confrères des Echos, le conseil d’administration de Mr Bricolage "devrait en effet annoncer ce mercredi sa décision de mettre un terme au processus qui devait le voir intégrer le groupe britannique Kingfisher, propriétaire de Castorama et Brico-Dépôt".

Pourtant, le 3 avril 2014, Kingfisher était entré en négociations exclusives en vue du rachat de Mr Bricolage et prévoyait de frapper un grand coup. Ce faisant, il était en position de dépasser le leader du marché français du bricolage Adeo/Leroy Merlin en chiffre d’affaires, et ajoutait une enseigne de bricolage de proximité à son portefeuille.

Trop de cession de magasins à prévoir

C’est l’examen du dossier par les autorités de la concurrence qui semble constituer un réel problème aux yeux de l’ANPF, premier actionnaire de Mr bricolage avec 42% des parts. Entre les magasins Castorama, Brico Dépôt et Mr Bricolage, il y a embouteillage sur de nombreuses zones de chalandise, ce qui implique de céder un nombre importants de magasins.

Toujours selon les Echos, une majorité d’administrateurs et l’ANPF "considéreraient que le nombre de magasins touchés affecterait le réseau en lui-même". Cette divergence pourrait donc mettre un terme à un processus de rachat qui traîne en longueur, alors même que la famille Tabur, deuxième actionnaire de Mr Bricolage, reste fidèle à son engagement dans l’opération.

Lundi 23 mars, Mr bricolage avait de manière surprenante demandé à Euronext une suspension de sa cotation en bourse, dans l’attente d’un communiqué. Hier, Kingfisher avait répliqué, indiquant être informé que "la majorité du Conseil de Mr Bricolage et l'ANPF ont des réserves par rapport à la transaction", et restait dans l’attente "d’une clarification de leurs positions". Cette dernière ne devrait plus tarder à tomber.

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.
Franchise explorer

Franchise explorer

L’expertise au service du secteur de la franchise

Toute l'actualité

Toute l'actualité des secteurs d'activité en franchise

X

Recevez chaque semaine l'actualité des réseaux de franchise de la grande distribution et de la restauration.

Ne plus voir ce message