Le rachat de Mr Bricolage par Kingfisher prend plus de temps que prévu

|

Le projet de rachat de Mr Bricolage par Kingfisher n’a toujours pas été notifié à l’autorité de la concurrence, alors qu’il devait initialement aboutir à la fin du mois de janvier 2015. Selon Le Figaro, entre 15 et 60 magasins Mr Bricolage devraient être revendus pour éviter les zones de quasi monopole commercial.

L'analyse des zones de chalandise prend plus de temps que prévu et ralentit l'évolution du dossier de rachat de Mr Bricolage par l'anglais Kingfisher.
L'analyse des zones de chalandise prend plus de temps que prévu et ralentit l'évolution du dossier de rachat de Mr Bricolage par l'anglais Kingfisher.

Kingfisher (Castorama et Brico Dépôt) devra attendre un peu plus que prévu pour mettre la main sur Mr Bricolage et ainsi distancer son grand rival Adeo (Leroy merlin, Weldom) en matière de bricolage. Le projet de rachat de Mr Bricolage, annoncé en avril 2014, prend du retard et n’a toujours pas été notifié officiellement à l’autorité de la concurrence selon nos confrères du Figaro.

Une prénotification a bien été effectuée, "mais les discussions prennent plus de temps que prévu", note le quotidien. Car en plus d’un changement d’équipe au sein de l’autorité en question, "le gendarme de la concurrence étudie très finement, zone par zone, les possibles positions dominantes de la nouvelle entité".

Pas de décision avant fin mars ?

Compte tenu du parc important de magasins de Kingfisher (plus de 200 sites en France) et de Mr Bricolage (plus de 500), les risques de position dominante sont réels dans de nombreuses zones commerciales, notamment dans les villes moyennes. Le Figaro rapporte que selon Bricorama, très inquiet de ce rapprochement, "au moins 60 magasins posent problème", un chiffre ramené à 15 seulement par Kingfisher.

En avril dernier, le groupe anglais (bientôt présidé par une Française, Véronique Laury) indiquait que le processus de rachat était "susceptible de durer jusqu’à la fin de l’exercice fiscal 2014/2015 de Kingfisher", soit fin janvier 2015. Pour le Figaro, compte tenu des retards initiaux, une décision est attendue "fin mars au plus tôt".

 

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Nos formations