Le rachat de Mr Bricolage par Kingfisher se complique

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La cotation de Mr Bricolage est suspendue depuis le lundi 23 mars 2015. Le britannique Kingfisher (Castorama) qui doit racheter le groupe français s’étonne des réserves de certains des gros actionnaires sur l’opération, et attend "une clarification de leurs positions". Le groupe de la distribution du bricolage évoque même une situation "incertaine" vis à vis de la transaction.

Vendra ? Vendra pas ? Le rachat de Mr Bricolage prend du retard, en raison des réticences du plus gros actionnaire du groupe. Kingfisher attend maintenant des éclaircissements, sur cette transaction qui traîne en longueur.
Vendra ? Vendra pas ? Le rachat de Mr Bricolage prend du retard, en raison des réticences du plus gros actionnaire du groupe. Kingfisher attend maintenant des éclaircissements, sur cette transaction qui traîne en longueur.

Cela se complique entre Kingfisher et Mr Bricolage. Le premier a annoncé il y a un an son intention de racheter le second pour environ 275 millions d'euros. Mais le tableau de marche annoncé prend du retard, et Kingfisher a constaté que la situation était "actuellement incertaine". Car des hésitations semblent se faire jour du côté de Mr Bricolage, et plus précisément du côté de son actionnaire majoritaire, l’ANPF qui détient près de 42 % du capital. Ce lundi 23 mars 2015, Mr Bricolage a demandé la suspension de la cotation sur Euronext, dans l’attente d’un communiqué… qui se fait toujours attendre. On aurait alors pu penser à une action concertée des deux acteurs.

La création d'un leader remise en cause ?

Mais ce n’est vraisemblablement pas le cas. Le britannique Kingfisher, qui doit commencer à s’impatienter (la clôture du rachat était initialement prévue fin 2014/début 2015) a dégainé quelques heures plus tard un communiqué dans lequel il prend acte de la suspension des cours de Mr bricolage.

Surtout, le groupe  de distribution du bricolage qui possède déjà les chaînes Castorama et Brico Dépôt en France indique être informé que "la majorité du Conseil de Mr Bricolage et l'ANPF ont des réserves par rapport à la transaction", et reste dans l’attente "d’une clarification de leurs positions". La famille Tabur, autre actionnaire de Mr Bricolage impliquée dans la transaction (elle détient 26% des parts) et signataire de l’accord de rachat, reste elle attachée à la transaction.

En cas de réussite, le rachat de Mr Bricolage permettrait à Kingfisher de devenir leader français du secteur du bricolage en termes de chiffre d’affaires, en passant devant Adeo/Leroy Merlin. Mais l’issue de l’opération est pour l’instant entre parenthèses. Elle avait déjà pris du retard en début d’année, en raison d’une analyse des zones concurrentielles longue et pointilleuse compte tenu du grand nombre de magasins concernés.

 

 

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