Marchés

Le report de la vente du terrain et des locaux Fralib réouvre la porte à Sibell

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Ultime rebondissement dans le dossier Fralib, qui semblait pourtant toucher à sa fin: la signature de l'acte d'acquisition du terrain et des bâtiments de l'usine Fralib de Gémenos (13) par la communauté urbaine de Marseille qui, devait avoir lieu ce mercredi 29 août, est reportée. Charles Benkemoun, PDG de Sibell, y voit une opportunité pour son projet.

Charles Benkemoun
Charles Benkemoun© DR

Marseille Provence Métropole (MPM) a indiqué que la vente était reportée au 5 septembre, "pour des raisons techniques". "MPM a conclu la vente du tènement (terrain) sur la base de l'estimation des domaines, soit 5,3 millions d'euros", écrivait Eugène Caselli, le président de MPM, dans un communiqué du 2 août, précisant qu'un protocole "entre Unilever et MPM (avait) abouti à la cession de tous les équipements pour l'euro symbolique". Ces équipements étaient estimés par le groupe Unilever à 7 millions d'euros. Ce report de dernière minute ressemble à une ultime tentative pour tenter d'arracher la marque Elephant au groupe Unilever, qui s'y refuse depuis le début du conflit. Faute d'une marque forte, la rentabilité économique du site, dédié à la fabrication de sachets de thé, resterait hypothétique.

La vente est actée

"La vente est actée, le report n'a rien avoir avec nous", a indiqué mercredi le groupe Unilever France, qui souligne que "toutes les machines feront partie du protocole". "On ne fait pas confiance aux gens d'Unilever: ils peuvent dire qu'ils laissent toutes les machines alors que ce n'est pas le cas", a expliqué de son côté Gérard Cazorla, secrétaire CGT du comité d'entreprise de Fralib, pour qui le report de la réunion pourrait être lié à cette question. Cette usine est la seule en France à produire les thés Lipton et les infusions Elephant. Elle est occupée depuis plusieurs mois par ses salariés, qui s'opposent à la fermeture du site. En attendant qu'une issue soit trouvée à ce dossier, Charles Benkemoun, pdg de l'entreprise Sibell, et repreneur potentiel du site qu'il souhaite développer dans les snacks salés, a indiqué à LSA "être toujours sur les rangs, compte tenu du fait que mon dossier est le seul à être viable économiquement pour le site".

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