Le sacre du sain snacking

|

L'avènement du snacking sain, tant en grandes surfaces que dans les chaînes de restauration, sonne le glas de la malbouffe. Au niveau des industriels et dans les points de vente, les efforts se multiplient pour prendre part à cette dynamique. Décryptage de cette tendance promise à un grand avenir.

Au commencement était le burger. Premier produit d'excellence dédié au nomadisme... Et aux graisses. Sandwichs, pizzas, quiches, croque, les solutions se sont depuis multipliées, mais leur image, associée à la malbouffe, n'a guère connu de rédemption. « Aujourd'hui, un repas sur deux est pris hors domicile. Du fait de la récurrence de ces repas, l'offre s'est structurée, et l'attente des consommateurs s'est affinée », observe Rémy Lucas, directeur de l'agence Cate Marketing. Et Julia Burtin, strategic insight manager chez Kantar Worldpanel, d'ajouter : « Dans le contexte actuel, la restauration hors domicile tend à diminuer. Des tendances comme le " home snacking " émergent. » (Voir chiffres ci-contre.)
 

Renforcer l'offre présente

Pour conquérir la précieuse auréole de ces produits souvent méprisés, d'autres ont renforcé l'offre présente : salades repas, produits allégés, aliments et boissons aux vertus nutritionnelles... Trois tendances semblent se dégager aujourd'hui sur le marché du snacking, qui pèse 2,8 milliards d'euros en grande distribution (+ 3,7% en valeur, + 0,8% d'unités vendues en 2012, selon SymphonyIRI) : « le luxe, l'accessibilité et les produits sains », synthétise Rémy Lucas. Derrière cette dernière tendance de fond se cachent deux axes complémentaires.

L'un correspond à la volonté des consommateurs de revenir vers des recettes simples et traditionnelles réalisées avec des produits de qualité. Les noix de jambon d'Aoste ou encore les dés de comté AOC (Lactalis) correspondent pleinement à cette évolution.

L'autre voie consacre le grignotage. Regardées de travers par les nutritionnistes, les références prolifèrent... et trouvent leurs adeptes : « Ce qui est intéressant, c'est de voir que les nouveaux produits de grignotage revendiquent des qualités nutritionnelles », remarque l'expert en marketing. Les berlingots Sojasun, les billes de fruits et légumes et autres gourmandises qualitatives sont autant de références plébiscitées par les disciples du snacking sain.
 

Les codes du nomadisme

Pour ces deux offres, deux stratégies distinctes : la première concerne la capacité des produits sains à s'adapter aux codes du nomadisme. Pour la soupe, les salades repas ou encore les fruits et légumes, le travail à réaliser se situe au niveau du packaging, de l'assortiment des recettes. Et des efforts en marketing. À l'inverse, les sandwichs, friandises et autres chips restructurent leur offre de façon astucieuse pour se convertir à cette tendance prometteuse. Et transformer la gourmandise en péché véniel.

LE HOME SNACKING SANCTIFIE LES PRODUITS SAINS

Les consommateurs se tournent davantage vers des choix jugés plus raisonnables dans l'offre de snacking, que ce soit avec des produits sucrés, qui restent les poids lourds du marché, ou salés.

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Article extrait
du magazine N° 2265

Couverture magasine

Tous les jeudis, l'information de référence de la grande consommation Contactez la rédaction Abonnez-vous