Marchés

Le secteur de l’épicerie fine en pleine mutation

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Le salon Gourmet Food &Wine vient de refermer ses portes. L’occasion de revenir sur les grandes évolutions qui animent le marché de l’épicerie fine.

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Alors que le salon Gourmet Food &Wine a refermé ses portes mardi 24 septembre, l’heure d’un premier bilan a sonné. Pendant deux jours, près de 5000 visiteurs ont arpenté les allées du salon qui s’est tenu porte de Versailles à Paris. Au total, 298 exposants réunis sur 6000 M² se sont donnés rendez-vous pour présenter « des produits que l’on ne voit pas ailleurs », insiste Claire de Longeaux, commissaire du salon. Depuis sa première édition, le nombre d’exposants est en hausse de 20%, selon Comexposium (Sial), l’organisateur du salon.

Le luxe et le terroir

Deux grandes catégories constituent ce marché en pleine mutation. D’un côté, les  produits de luxe et de l’autre, les produits du terroir. Pour autant, le chiffre d’affaires global généré par l’épicerie fine reste extrêmement difficile à apprécier tant les canaux de distribution sont, entre la GMS, le réseau des détaillants, les enseignes spécialisées et les sites de e-commerce, divers. « On note une montée en puissance de la GMS sur ce marché qui développe ses propres produits et se montre prête à faire de plus en plus de place à ce rayon extrêmement rentable », observe Xavier Barbaux, consultant spécialisé en marketing pour la restauration et l’agroalimentaire et fondateur de la société Talents et Gastronomie Conseil.

L'internationalisation des marques alimentaires de luxe

A l’image d’Intermarché et de sa marque propre Capitaine Cook qui depuis trois ans propose une large gamme  d’épicerie fine autour des sardines, maquereaux, rillettes de poisson, sauces et soupes. « Le secteur est en train de se structurer », poursuit Xavier Barbaux. Ainsi le groupe Orientis, dirigé par Sylvain Orebi (Kusmi Tea, Lov Organic) accélère son développement en prenant des participations ou en rachetant de toutes jeunes entreprises comme Marlette crée en 2010. La société qui commercialise des recettes de préparations pour pains et pâtisseries à partir d’ingrédients bio et naturels, a été rachetée il y a tout juste un an par Orientis. L’internationalisation des marques alimentaires de luxe,  est une autre caractéristique de l’évolution de ce secteur. En témoigne le développement à l’étranger de Ladurée ou de l’enseigne Olivier & Co. « Une évolution rendue possible par l’amélioration des méthodes de fabrication et des transports », conclut  Xavier Barbaux.

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