5 / 82

Le secteur des liquides tout juste à flot

Twitter Facebook Linkedin Google + Email Imprimer

Les BRSA gazeuses manquent sérieusement de peps

2012 restera pour le secteur des liquides comme une année à oublier très vite ! Affichant en cumul annuel mobile à fin octobre une très légère croissance volume, la famille des boissons sans alcool, habituée à un rythme de croissance régulier, aura payé cher l'instauration de la taxe Fillon.

13 146,05 M €

Le chiffre d'affaires total des liquides en CAM à fin octobre 2012

  • + 4,1% L'évolution en valeur
  • + 0,1% L'évolution en volume

Source : SymphonyIRI

Avec, en première ligne, les BRSA gazeuses, qui confirment sur la période leur mauvaise passe entamée depuis le début de l'année avec plusieurs mois dans le rouge. Concernées elles aussi par l'inflation, les BRSA non gazeuses s'en sortent mieux. À l'écart du débat sur les taxes, les eaux conservent une bonne et saine dynamique. Tout comme les bières mais peut-être plus pour longtemps. Alors que se profile, à l'heure où nous mettons sous presse, une hausse de la fiscalité, le secteur pourrait, à l'image des BRSA gazeuses, subir un renversement de tendance. Selon SymphonyIRI, cette rupture pourrait être de 5 à 6 points, ce qui plongerait le secteur dans le négatif.

 

Les alcools en mal de croissance

Même causes, mêmes conséquences. Le cocktail taxe + hausse de prix a entraîné pour le secteur des apéritifs comme pour celui des BRSA une chute mécanique des ventes à - 1,3%.

4 485,83 M €

Le chiffre d'affaires total des liquides sur la période juillet-octobre 2012

  • + 5,3% L'évolution en valeur
  • + 1,4% L'évolution en volume

Source : SymphonyIRI

Les volumes plongent du côté des apéritifs mais aussi, et de façon plus spectaculaire, du côté des alcools, à l'image des symboliques whiskys, qui chutent de 1,4% sur la période. Selon SymphonyIRI, tous les segments (entrée de gamme, moyen de gamme, haut de gamme) ont été touchés de façon uniforme par la désaffection des consommateurs. Et tout laisse à penser que ces comportements seront durables. Dans ce contexte, une famille se distingue : les alcools à base de vin (rosé pamplemousse). Épargnées par les hausses de prix, elles bondissent de 25,1% en volume.

 

Quasi-stabilité pour les vins tranquilles

En croissance de 0,5% en volume en CAM à fin octobre 2012, le marché des vins tranquilles n'est pas non plus à la fête. Catégorie dominante, les vins rouges continuent de voir leur volume s'éroder chaque année avec, sur la période, un recul de 1,7%. Concurrencés par les vins blancs plutôt en bonne forme (+ 1,9%), mais surtout par les rosés, qui ont toujours la cote avec l'une des plus fortes croissances du secteur en volume enregistrées sur la période. Du côté des appellations, les IGC cépages sont sur une bonne dynamique, tout comme les vins étrangers qui restent cependant un petit segment.

 

Production soutenue et continue pour les canettes

Sur une bonne dynamique depuis plusieurs années, la production des boîtes boissons enregistrent sur les neuf premiers mois de l'année une croissance de 1,5% due en partie essentiellement au marché de la bière, qui affiche une progression de près de 13%. Selon BMCE, plus de 4,2 milliards de canettes devraient être remplies en France d'ici à la fin 2012.

 

La bière porte les ventes en GMS

Sur les 4,15 milliards de canettes consommées en France sur les dix premiers mois de l'année, 73% sont commercialisés en GMS. Les ventes sont essentiellement portées par la bière, qui affiche une progression de 6% sur la période alors que le marché est à 1,1%. À noter en revanche les contreperformances des soft drinks, à - 2,3%.

 

Une part de marché de 20% en GMS

La canette stabilise sur la période sa part de marché à 20% en enregistrant une légère progression de 0,2%. Une position plus forte sur la bière qui renforce en prime sur la période sa part de marché de 1,1% pour atteindre les 23,2%.

Les liquides devraient finir l’exercice sur une quasi-stabilité. Alors qu’il figurait depuis plusieurs années parmi les bons élèves, le secteur ressort à fin octobre à + 0,1%, ce qui le place, par rapport aux autres secteurs –DPH (+ 1,1%), épicerie (+ 0,7%) et frais (+ 0,5%)– comme celui qui affiche la plus mauvaise performance en volume. La taxe et les hausses de prix qui en ont découlé sont clairement responsables de ce coup de frein, et tout laisse à penser que les changements de comportements des consommateurs seront durables.

Sophie Nonet, directrice des liquides chez SymphonyIRI

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Article extrait
du magazine N° 2HSB2012

Couverture magasine

Tous les jeudis, l'information de référence de la grande consommation Contactez la rédaction Abonnez-vous

X

Eaux, sodas, jus, bières, vins, liqueurs et spiritueux : chaque semaine recevez les dernières infos et nouveautés du rayon Boissons.

Ne plus voir ce message
 
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA