Le secteur laitier doit relever le défi de l’exportation

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Avec la fin des quotas laitiers depuis le 1er avril 2015, le secteur laitier français va faire face à une plus forte volatilité des cours et à un ajustement de sa production. Avec l’ouverture de son marché, la France doit mettre le cap à l’export.

La filière laitière française doit accélérer ses exportations vers les pays tiers.
La filière laitière française doit accélérer ses exportations vers les pays tiers.

« La demande de lait au niveau mondial augmente donc nous sommes confiants sur les débouchés », confie Giampaolo Schiratti, président de Syndilait, qui regroupe la majorité des fabricants de lait de consommation en France. En 2014, la France a conditionné environ 3,4 milliards de litre de lait de consommation et en exporte 10 %. Car avec un recul de la consommation du lait en France (-2,9 %), et la fin des quotas laitiers, les producteurs laitiers français n’ont d’autre choix que de se tourner vers l’international. Et la machine est déjà en marche avec de nombreux investissements déjà réalisés par les opérateurs. « L’exportation vers les pays tiers augmente vite. En revanche, dans les pays européens limitrophes, les indicateurs sont à la baisse car ces derniers préfèrent privilégier leur propre filière, à l’instar de l’Espagne ou de l’Italie », ajoute Giampaolo Schiratti. En effet, les exportations hors Union européenne ont augmenté de 12,9 % en 2014. Et la Chine est un marché clé : sur les 350 millions de litres exportées, elle représente 65 millions. En 7 ans, (de 2008 à 2014), sa consommation de lait a bondi de plus d’1/3 passant de 7 milliards de litres à 9,2 milliards.

Potentiel des laits alternatifs

Et aujourd’hui, si le lait fait partie des produits les plus consommés, en dehors de l’eau,  dans l’ensemble des pays du monde, les industriels essayent de diversifier les usages et les moments de consommations. Par exemple, depuis quelques mois, on assiste au boom des laits spécialisés comme les aromatisés (Sportéus, Milk’n go, Candia…). « Cette nouvelle tendance est également un potentiel pour notre développement à l’international, dont en Chine. Il faut que nous nous positionnions sur ces nouveaux segments (aromatisés, délactosés) avant que ces pays ne se mettent à les produire », indique Emmanuel Vasseneix, vice-président de Syndilait. Des investissements pourraient donc avoir lieu si ces segments trouvent preneurs à l'international. Car avec un outil industriel français déjà occupé à 80-85 %, la réponse à la demande ne pourra pas suivre.

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