Le soutien aux éleveurs bovins, enjeu de communication des distributeurs

Dossier Depuis début juin, la crise des éleveurs bovins se traduit par le blocage ici et là des outils industriels d’abattage mais aussi la dégradation de points de vente ! Mais c'est aussi devenu un véritable enjeu de communication pour les distributeurs. Après Intermarché et Lidl, c’est au tour de Carrefour et de Système U de faire part ce 23 juin 2015 de leur soutien aux éleveurs en difficulté.

Les distributeurs multiplient les messages de soutien et de compréhension à l'égard de la filière bovine. Ce mardi 23 juin 2015, c'est au tour de Carrefour et de Système U de rappeler leurs engagements respectifs.
Les distributeurs multiplient les messages de soutien et de compréhension à l'égard de la filière bovine. Ce mardi 23 juin 2015, c'est au tour de Carrefour et de Système U de rappeler leurs engagements respectifs.© DR

La rédaction vous conseille

Alors que la crise des éleveurs bovins ne faiblit pas, il semble qu’elle soit aussi devenue un enjeu de communication pour les distributeurs. Chaque jour apporte son lot de réactions. Après Intermarché le 9 juin 2015 et Lidl qui, lundi 22 juin 2015, annonçait son soutien à la filière et son engagement à revaloriser de 60 centimes d’euros le prix payé aux éleveurs par kilogramme de carcasse, c’est au tour de Carrefour et de Système U, ce mardi 23 juin, de faire part de leur  soutien à la filière. Dans un communiqué, le groupe Carrefour indique être "très conscient  des difficultés actuelles des filières bovines et porcines et des conséquences de cette situation sur la rémunération des producteurs". Quant à l’enseigne Système U, elle ne manque pas de rappeler dans un communiqué publié le même jour de son engagement à revaloriser le prix de la viande bovine à hauteur de 50 centimes par kilogramme de carcasse.

La crainte des magasins bloqués

Pour Carrefour, cette crise est aussi l’occasion de rappeler l'engagement de l'enseigne dans les filières de qualité et la valorisation systématique de l’origine des viandes de France. Par ailleurs, le distributeur s’engage à répercuter à l’achat de façon hebdomadaire les évolutions des marchés sur toute la viande fraîche bovine et porcine. Pour autant, Carrefour rappelle volontiers que contrairement à d’autres enseignes, elle ne peut pas agir directement sur ces cours n’ayant pas d’activité intégrée d’abattage et de découpe. "Cette crise constitue effectivement un enjeu de communication pour les distributeurs. Ces derniers redoutent que les éleveurs se trompent de cible. Mais pas seulement. Au-delà de la crainte de voir leurs magasins bloqués ou détériorés, les distributeurs ont besoin des éleveurs pour pouvoir continuer à vendre de la viande", fait remarquer un spécialiste de la filière. 

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

X

Recevez chaque semaine l’essentiel de l’actualité des marchés, des distributeurs et des fournisseurs de produits alimentaires.

Ne plus voir ce message
 
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA