Le téléphone mobile change de visage

Conscients de la semi-déception engendrée par le WAP, les fabricants profitent de l'arrivée de la norme GPRS pour lancer une nouvelle génération de mobiles.

«Je n'irai pas jusqu'à dire que le Wap a été un non-événement. Mais enfin, il ne remue pas les foules ! » Pour Philippe Barthelet, directeur de la division télécom de Samsung, l'année 2000 a souffert de l'absence de vraie révolution technologique dans le secteur des mobiles. Fort heureusement, la tendance va s'inverser rapidement, tant grâce à l'arrivée de la norme GPRS qu'à toutes les nouvelles fonctions proposées par les fabricants.

Samsung n'est pas le plus timoré, avec des modèles présentés à la Semaine des télécoms. Ils font office de téléviseur portable, d'appareil photo ou de baladeur MP3. Pas de doute : la relève est assurée. Au Japon, on croit beaucoup au transfert de données. Conséquence : Sony comme Panasonic dotent leurs futurs mobiles de cartes mémoires capables de stocker ces données, puis de les transférer facilement sur un PC ou un autre appareil. Reste à s'entendre sur le standard de ces cartes, Sony privilégiant son format maison Memory Stick quand Panasonic exploite la norme SD.

Mais, plus immédiatement, la grande affaire des fabricants est le GPRS. Disponible chez les trois opérateurs français début 2001 (plutôt au printemps chez Bouygues Telecom), le General Packet for Radio Services offre connexion permanente aux services internet et débit très rapide. Pour parler chiffres, le GSM, permet de transférer 9,6 Ko par seconde. Avec le GPRS, on atteindra 100 Ko (et 2 Mo en 2002, avec l'UMTS).

Des initiatives osées

Premier intérêt : adieu l'attente infinie pour accéder à la moindre page Wap ou télécharger un modeste e-mail. Les principaux fabricants ont déjà annoncé des modèles GPRS, dont seuls les prix restent à déterminer. Optimistes, ils estiment que les opérateurs ne pourront s'abstenir de subventionner ces téléphones dans leurs packs GPRS (les premiers prix sont attendus à moins de 1 000 F, soit 152,45 EUR).

Cette augmentation du débit pousse les industriels à multiplier les concepts. Sagem, Nokia, Motorola, Trium proposent de véritables assistants numériques faisant office de téléphone. Ericsson ajoute un clavier externe pour taper ses mails, ainsi qu'un module MP3 à connecter. À plus long terme, l'UMTS permettra des initiatives plus osées encore. Déjà, la rumeur prête à Ericsson l'ambition de développer un téléphone venant concurrencer frontalement la Game Boy de Nintendo. Le projet aurait été confié à Red Mical, ancien d'Amiga ayant travaillé sur les consoles 3DO et Linx.

Quant à Philips, il a conçu une série impressionnante de prototypes destinés aussi bien aux enfants qu'aux hommes d'affaires. Parmi ces produits, un w@p.man, version moderne du Tatoo, ou encore le Granma, module à scanner pour grand-mère cyber. Nous n'avons encore rien vu.

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Article extrait
du magazine N° 1701

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