Le « vin de France » a besoin de vignobles dédiés

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L’Anivin, association nationale interprofessionnelle des vins de France, milite pour la création de vignobles dédiés à cette catégorie qui, depuis huit ans, remplace les vins de table et affiche de très bons scores à l'export tout comme en grande distribution française.

Debout de gauche à droite : Jean-Pierre Van Ruyskenvelde (DG de l’IFV) et Noël Bougrier (Président de l’ANIVIN de France)
Assis de gauche à droite : Matthieu Grassin (Responsable propriétés et vignobles de Grands Chais de France) et Gérard Guiraud (Président de la cave du Razès et Vice-Président de l’union EVOC).
Debout de gauche à droite : Jean-Pierre Van Ruyskenvelde (DG de l’IFV) et Noël Bougrier (Président de l’ANIVIN de France) Assis de gauche à droite : Matthieu Grassin (Responsable propriétés et vignobles de Grands Chais de France) et Gérard Guiraud (Président de la cave du Razès et Vice-Président de l’union EVOC).

L’Anivin, association nationale interprofessionnelle des vins de France, milite pour la création de vignobles dédiés à cette catégorie, celle des vins de France, qui, depuis huit ans, remplace les vins de table. Trés identifiables avec cette dénomination qui met en avant un nom de pays magique - France -, ces nectars qui peuvent être assemblés avec des vins de différentes régions marchent très bien à l’export ainsi qu’en grande distribution. Ces vins, libérés des contraintes parfois lourdes des cahiers des charges des AOP et autres IGP, sont notamment appréciés pour la facilité de compréhension des étiquettes et pour le rapport qualité/prix du breuvage.

A l'étranger, il s’en est vendu 88 millions de bouteilles en 2017 (sans compter les BiB et le vrac), soit une croissance de 10% en volume et autant en valeur, cela pour des ventes atteignant 163 millions d’euros. En GMS française, l’historique des vins de France est récent puisqu’ils ne sont réellement commercialisés que depuis l’an dernier. Et ils étaient attendus. En effet, quasiment toutes les enseignes avaient référencé des vins de France lors de leurs FAV d’automne. "Dans ce circuit, il s’est vendu 170 000 hectolitres, soit une croissance de 49%", indique Valérie Pajotin, directrice de l’Anivin.

Las, les vins de France ne disposent pas de vignobles dédiés. Pour le moment, ils sont issus de surplus de vins IGP (avec Indication géographique protégée), voire, parfois, de vins AOP. Dans les années de maigres récoltes, comme en 2017, les surplus sont à sec et les marques de vins de France (JP Chenet, Le Val, Les Fumées Blanches.... pour ne citer que quelques marques) peinent à satisfaire les commandes de leurs clients. 

Deux vignobles-pilote dans l'Aude

Pour remédier à cette situation, cette interprofession aimerait que les viticulteurs dédient des hectares à cette catégorie de vin. Pour les y encourager, elle a calculé les coûts et la rentabilité d’une telle démarche (voir l'exemple ci-dessous). En parallèle, deux premiers vignobles pilotes vont être mis en œuvre avec les Grands Chais de France (LGCF) et Evoc-Vinadeis, cela avec le soutien actif de l’IFV (Institut français de la Vigne). "Cette démarche est importante pour que la France conserve son leadership face à la concurrence internationale", explique Bertrand Praz, directeur des achats et des vignobles de LGCF. Ce négociant plantera les cépages chardonnay er floréal sur une surface de 30 hectares à Orveillan (Aude) tandis qu’Evoc-Vinadeis a choisi Bram (Aude) pour planter 30 hectares avec quatre cépages (cabernet-sauvignon, chardonnay, merlot et vidoc). Afin d'aider les vignerons dans leurs démarches, l’Anivin a édité un guide de viticulture innovante écrit par Olivier Zébic et édité chez Dunod.

Un modèle de production rentable.... sur le papier

Voici les calculs de l’Anivin pour une exploitation de 30 hectares, avec taille mécanisée en haie, fertirrigation, coûts de l’installation amortis sur 20 ans (hors coût du foncier) et frais de vinification sur la base de 18 €/hectolitre de vin rouge :

Revenu/hectare : 9 750 €

Coût global de production vinifiée : 6 958 €

= Marge/hectare : 2 792 € (83 760 € pour 30 hc)

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