Marchés

Le volailler Doux dénonce le refus des hausses de prix de trois enseignes

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Le leader européen de la volaille, Doux, a mis en cause jeudi trois enseignes - sans les nommer - qui refusent des hausses de prix de la volaille alors que les coûts de l’alimentation animale ont augmenté. Le directeur général de Doux a menacé de réduire ses activités en France, la situation étant selon lui « intenable ». «Je ne mets pas tout le monde dans le même panier, 50 % de la distribution ont compris notre situation », a-t-il ajouté. Selon l’AFP, deux des enseignes qui refusent les hausses de tarifs sont Carrefour et Leclerc. Doux réclame 15 % de hausse. Le dirigeant du groupe a envoyé une lettre au ministre de l’Agriculture, Bruno Lemaire, pour l’informer de la situation. Doux huit sites et 3000 salariés. Le lobby de la volaille est actuellement en pleine effervescence et multiplie les communiqués pour alerter les médias sur la situation du secteur, afin d’influencer les enseignes sur les hausses de tarifs. La Confédération française de l'aviculture (CFA) vient ainsi d'envoyer une lettre à Michel-Edouard Leclerc. " Nous sommes impliqués, chacun à notre niveau, dans des filières de production, de transformation et de commercialisation de nos produits. Le commerce et les enseignes de la grande distribution, notamment votre groupe, doivent assumer leur part de responsabilité dans l'avenir de nos filières avicoles et cunicole", écrit Eugène Schaeffer, président de la CFA. "Nous avons besoin d'une augmentation de 12 à 15 % et certaines enseignes comme Leclerc bloquent toute évolution des tarifs, ajoute Christian Marinov, porte-parole. Selon un expert, Auchan aurait une attitude "constructive" vis à vis de la filière. Toutefois, une vive concurrence a lieu aussi entre les différents acteurs économiques. Certains maîtrisent aussi la chaine de nutrition animale et peuvent mieux contenir les hausses de prix, alors que Doux paie "cash". D'autres joueraient le gain de parts de marché en absorbant une partie de la hausse de la nutrition animale. Comme de nombreuses filières, celui de la volaille a perdu du terrain à l’export, en Allemagne et en Grande Bretagne.

 

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