Le vrac mis en pause pendant la pandémie (les chiffres)

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Nielsen a interrogé les Français sur leurs achats en vrac. Résultat, ils s'en sont détournés pendant la pandémie et comptent maintenant reprendre leurs habitudes. 

Moins d'un acheteur sur 2 a arrêté d'en acheter pendant cette période
Moins d'un acheteur sur 2 a arrêté d'en acheter pendant cette période© photodepoorter.fr

Afin de mesurer l'impact de la crise sanitaire sur les achats en vrac, Nielsen a interrogé à nouveau les consommateurs à ce sujet. "En début d'année, nous constations que les Français prenaient des résolutions tournées vers le développement durable, avec en tout premier lieu l'ambition de limiter les achats de produits avec emballages. La séquence COVID-19 et les précautions d'hygiène de rigueur auraient pu porter un coup sévère à ce type d'achats", écrit le panéliste dans un communiqué.

Il s'avère que la période de confinement a finalement impacté modérément le vrac. Moins d'un acheteur sur 2 a arrêté d'en acheter pendant cette période, et surtout, cet arrêt n'est pas  à relier en premier lieu à la crainte du virus. Mais plutôt à des difficultés d'accès aux rayons concernés : points de vente fermés, fréquentation d'autres magasins plus proches... Pour Célia Rennesson, co-fondatrice de Réseau Vrac,"la confiance des consommateurs dans le vrac ne s’est pas tarie avec la crise. S’ils s'en sont détournés, ce fut principalement pour des raisons logistiques. Ils pensent déjà à revenir dans les magasins et la filière est prête pour les accueillir à nouveau."

 

 

Une fois le 11 mai passé, les consommateurs ont pu reprendre progressivement leurs habitudes et le chemin des rayons de produits en vrac. Pour Catherine Urvoy, experte Consommateurs chez Nielsen"le confinement n'aura été qu'une période entre parenthèses pour le vrac, réelle alternative pour éviter les emballages". En effet, 85% de la clientèle du vrac affirmait qu'elle allait en acheter à nouveau après le confinement.

Rappelons que La convention Citoyenne pour le climat propose d’imposer aux producteurs le développement d’une offre de produits en vrac : 25 % de l’offre en vrac dès 2023 ; 35 % de l’offre en vrac dès 2025 ; 50 % de l’offre en vrac dès 2030.

 

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