Léa Nature et Ekibio veulentdevenir un acteur majeur du bio

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Les deux acteurs familiaux du bio, partenaires depuis déjà trois ans, renforcentleur alliance en 2014. Ils souhaitent ainsi garantir des débouchés pourleurs agriculteurs, dégager des synergies et se développer à l’international.

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CKLOBOUKOFF DPERREOL.JPG© dr

Avancer à petits pas. Tel est le credo de Léa Nature et d’Ekibio, deux acteurs français du bio. « Nous fonctionnons par étapes. En 2011, Léa Nature, au sein du holding ­Compagnie Biodiversité, a pris une participation de 30% dans Ekibio. Aujourd’hui, elle se monte à 70%. Ça se fera petit à petit, mais nous arriverons un jour à 100% », confie Didier Perréol, président-­fondateur d’Ekibio. Ainsi, cette prise de contrôle donne naissance au premier regroupement français d’entreprises familiales du bio, employant plus de 1 000 salariés (200 employés pour Ekibio et 860 pour Léa Nature), sur une dizaine de sites de production, et formant un ensemble de 200 millions d’euros de chiffre d’affaires, prévu pour 2014. « Nous collaborons ensemble depuis trois ans. Ce rapprochement nous permet ainsi de maîtriser davantage les outils de transformation, d’avoir une taille critique pour structurer les filières, et d’assurer des débouchés significatifs pour nos agriculteurs. Le bio est sorti de son statut de niche, et il faut donc augmenter la productivité », observe Charles Kloboukoff, président-fondateur de Léa Nature, qui compte dans son portefeuille des marques comme Floressance, So’Bio étic, Jardin bio…

 Objectif export

Par ailleurs, les deux entités étant complémentaires­ – Ekibio distribue ses produits dans les réseaux spécialisés et Léa Nature en GMS –, des synergies sont possibles. Alors que les deux groupes vont garder leur autonomie, leur politique de marque et marketing, les objectifs ­communs sont nombreux. Le développement à l’international fait partie des priorités. Si Ekibio est déjà présent dans 50 pays, l’export représente 15% du chiffre d’affaires du groupe. « Nous voulons arriver à 20% d’ici à trois ans », indique Didier Perréol. En revanche, chez Léa Nature, l’international ne représente que 5% du chiffre d’affaires. Un levier à activer rapidement. Les gains qui seront alors générés par les marges à l’export pourront être réinjectés sur la production française.

Par ailleurs, les deux groupes veulent poursuivre la mise en place des filières agricoles et végétales bio solidaires françaises et privilégier l’approvisionnement local de proximité. Ainsi, avec ces différentes pistes de développement, les deux entités tablent sur une création de 30 à 40 emplois par an, soit une augmentation de 10 à 20% de la masse salariale globale. « Notre regroupement n’est pas juste solide, c’est du béton ! », clame Charles Kloboukoff. 

Léa Nature

860 salariés, 9 sites de production, 138 M € de CA en 2013

Ekibio

200 salariés, 3 sites de productionen France, 60 M € de CAen 2013

Source : entreprises

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Article extrait
du magazine N° 2319

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