Leclerc lance discrètement son site de produits multimédia

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Annoncé en début d'année, le site spécialisé de Leclerc dans la vente de produits high-tech est désormais accessible. Mais de l'aveu même de Michel-Edouard Leclerc il s'agit surtout, pour l'heure, d'un test grandeur nature

Michel-Edouard Leclerc
Michel-Edouard Leclerc© BERNARD MARTINEZ

« Simplifiez-vous Noël. » Depuis ce matin, 21 novembre, Leclerc propose sur son site la vente en ligne de produits multimédia « à prix Leclerc. » En tout, une centaine de références – les meilleures ventes – en image, son, photo, informatique et téléphonie, disponibles pour un achat immédiat, avec retrait gratuit en magasins, sous 4 heures, ou livraison à domicile.

La suite logique d’une stratégie multicanal annoncée en début d’année 2012, et déjà concrétisée, au printemps, avec le lancement de Leclerc Voyages. Mais qu’on ne s’attende pas non plus, comme il est pourtant de coutume chez Leclerc, à une avalanche de publicité vantant ce service.

« On le conçoit davantage comme une « V0 », destinée à tester notre capacité à gérer les commandes, l’accueil, la réception des commandes en point relais, plus que comme un lancement en grande pompe », explique Michel-Edouard Leclerc, au pupitre des 40ème Journées IFM, où il intervenait hier. « L’objectif de Leclerc, rappelle-t-il, c’est 2015. Tout ce qui se passera avant aura pour vocation à nous préparer à cette échéance. »

Et ce qui se passera alors, ce sera quoi ? Rien de moins que la volonté de détrôner Carrefour tout en haut du podium des groupes de grande distribution. La dynamique des évolutions de parts de marché, telle que révélée période après période par Kantar Worldpanel, plaide largement en ce sens. Disons que le pari, pour ambitieux qu’il est, semble pleinement cohérent.

Et comme le métier de la distribution change… Leclerc aussi. « Nous sommes et nous serons multicanal, plaide Michel-Edouard Leclerc. Le format n’est pas le débat. Hypermarchés, supers, peu importe. Ce qui compte, c’est la capacité d’adaptation et la relation que nous avons avec les consommateurs. Or, sur ces deux éléments, nous nous en sortons plutôt très bien. Notre positionnement sur le drive, qui représente 27% de la croissance de notre chiffre d’affaires environ (Leclerc table sur un joli +7 à +8% de son chiffre pour 2012, Ndlr), est là pour le prouver aujourd’hui. Demain, ce sera sur la vente en ligne à proprement parler, c’est une évolution logique. Notre rôle est de jouer entre tous les canaux de distribution à disposition, et d’en tirer partie à chaque fois. »

D’ailleurs, à l’instar de L’Oréal, Leclerc a lui aussi profité de l’ouverture aux noms de domaine personnalisés, sur Internet, pour déposer le nom en « .leclerc ». Avec l’idée sous-jacente de lancer progressivement des sites en « culture.leclerc », « voyages.leclerc », etc. La force d’une marque, après tout, est de savoir évoluer avec son temps. Leclerc semble en avoir pleinement conscience.

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