Leclerc passe la barre des 30 milliards d'euros en France

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CHIFFRE CLÉ Leclerc confirme sa volonté de devenir, en 2015, le premier groupe de distribution en France, devant Carrefour. L'enseigne vise une croissance de 4% en 2012, accompagnée d’un gain de part de marché de 0,5 à 0,6 point. Leclerc va aussi se lancer sur le e-commerce en ligne, avec un site de vente de voyage en avril, puis un autre dédié aux biens culturels à l'automne.

Michel-Édouard Leclerc
Michel-Édouard Leclerc© LAETITIA DUARTE

Conséquence de 55 mois de croissance ininterrompue - série en cours - Leclerc a franchi en 2011, en France, la barre des 30 milliards d'euros de chiffre d'affaires, hors essence: 30,21 milliards pour être précis, en hausse de 5,5% (+3,6% à parc constant). « Soit, assure Michel-Édouard Leclerc, une progression trois fois supérieure à celle du marché. » À l'international, Leclerc ne représente que 2,39 milliards d'euros, en légère augmentation de 1,1%. Au global, le groupement pèse donc 32,6 milliards d'euros (+5,2%). En France, Leclerc finit l'année à 18% de part de marché, en croissance de 0,6 point. Si le drive (143 unités à date) représente un tiers de la croissance, tous les formats tirent Leclerc vers le haut, et notamment le « navire amiral » (on aime les métaphores liées à la navigation chez Leclerc), à savoir l'hyper de 4000 à 6500 m² (227 magasins, 41,5% du chiffre, des ventes en hausse de 7,1%). De quoi permettre à Leclerc de confirmer sa volonté de devenir, en 2015, le premier groupe de distribution en France, devant Carrefour, qui pèse aujourd'hui 21,1% de part de marché. Soit, quand même, trois points de plus que Leclerc. Un objectif ambitieux mais qui, compte tenu de la dynamique propre à Leclerc, paraît pourtant réalisable : Leclerc attend une croissance de 4% en 2012, accompagnée d’un gain de part de marché de 0,5 à 0,6 point quand, mécaniquement, Carrefour en perdra autant avec la perte de Coop Atlantique. Et sans parler de la dynamique "baissière" structurelle chez le numéro deux mondial... Ne resteront donc plus que deux points à aller grappiller entre 2013 et 2015.
Pour y parvenir, Leclerc mise sur une stratégie multicanal, passant, en plus du drive (450 unités visées, à terme), par la création de sites marchands sur le non-alimentaire : dès avril, un site de voyages sera mis en ligne, pour promouvoir l’offre Leclerc, et venir concurrencer les spécialistes du genre, lastminute et consorts. A l’automne viendra ensuite un site pour la vente de biens culturels puis, en 2013, pour le multimedia et les produits techniques, et ainsi de suite au fil de l’eau. « L’idée est de lancer à chaque fois des sites dédiés à un marché, autonomes, mai tous réunis sous un portail commun à la Tesco », explique Michel-Edouard Leclerc.

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