Leclerc perd un procès contre ses ex-alliés de Coopernic

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La rupture entre les centres E. Leclerc et ses anciens alliés dans la centrale d’achats européenne Coopernic ne se fait pas sans heurts. Selon nos informations, Leclerc vient d’être débouté d’une procédure "pour abus de majorité et détournement de pouvoir" devant le tribunal de commerce de Bruxelles.

Alain Caparros, le patron de Rewe et les trois anciens alliés de Leclerc dans Coopernic obtiennent une première victoire en justice
Alain Caparros, le patron de Rewe et les trois anciens alliés de Leclerc dans Coopernic obtiennent une première victoire en justice© DR

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A quelques jours de la fermeture officielle de la centrale européenne Coopernic, après huit ans de bons et loyaux (?) services, les cinq ex-alliés qui avaient créé la structure continuent de se déchirer. Colruyt, Conad, Coop et Rewe avaient rompu officiellement en septembre dernier avec les centres E. Leclerc  invoquant "des divergences de vues irréconciliables" et annonçant la création d’une nouvelle centrale, sans Leclerc, à partir de janvier 2014. Des divergences que Michel-Edouard Leclerc, président de l’enseigne du même nom, reconnaissait, expliquant quelques jours plus tard dans une interview vidéo accordée à LSA (lien ci-joint, lecture à partir de 2 mn 58) toute la difficulté qu’il y avait à gérer ce type de structure dans la durée. Tellement difficile que l’on découvre aujourd’hui, mercredi 4 décembre, que Leclerc avait lancé une procédure  devant le tribunal de commerce de Bruxelles, où est domiciliée Coopernic, pour "pour abus de majorité et détournement de pouvoir". Procédure qui aurait échoué puisque "Leclerc a été débouté de toutes ses demandes, selon un proche du dossier à Bruxelles. Le tribunal jugeant la requête non recevable."

Selon cette même source, Leclerc reprochait notamment à ses anciens alliés le fait que "les dernières décisions prises favorisaient exclusivement la nouvelle entité concurrente, qu’ils étaient déloyaux, et se désintéressaient du bon fonctionnement de Coopernic", réclamant notamment la suppression des résolutions d’une AG qui s’était tenue au mois de juin et que Leclerc aurait pourtant voté.

Cette décision reste susceptible d’appel, mais la procédure engagée par Leclerc traduit à l’évidence toutes les tensions liées à la dissolution d’une centrale au poids économique non négligeable (un dixième de la distribution alimentaire européenne, selon nos estimations), notamment en ce qui concerne l’évaluation et la répartition des actifs. Un feuilleton sans doute à suivre donc.  

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