Leclerc table sur 6 à 7 % de croissance pour 2012

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Leclerc qui signe sa 61ème période de croissance consécutive - record en cours - de sa part de marché estime avoir "deux ou trois ans de croissance sous le pied, au moins".

E.Leclerc

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Hasard du calendrier ou pied de nez délibéré de la part de Michel-Edouard Leclerc ? A la limite, qu’importe, les faits parlent d’eux-mêmes. Et ils sont têtus. Donc un peu Bretons, forcément. Ce jeudi 12 juillet 2012, Carrefour et Leclerc – quasi 40% de parts de marché en France à eux deux – faisaient un bilan d’étape de leur année 2012. Le premier par la grâce d’un communiqué envoyé, doublé d’une « conf’call » (in english, please), le second par le biais d’une conférence de presse tout ce qu’il y a de plus réelle, dans un hôtel parisien. Sans surprise, ce bilan semestriel est très favorable à Leclerc.

Le groupement annonce en effet un chiffre d’affaires de 16,3 milliards d’euros hors essence au premier semestre 2012, dont 15,2 milliards d’euros réalisés en France : soit une hausse de 8,3% au global, « quand le marché dans son ensemble est à +2,4% », ou de +6,8% à parc constant, contre +2,9% dans la moyenne des distributeurs. De quoi filer tout droit vers le cap des 32 milliards d’euros de ventes, hors essence, en année pleine. Car, conséquence logique, Leclerc « revoit ses objectifs à la hausse », et mise désormais sur une croissance de +6% à +7% pour 2012 : « Ce sera sans doute historique, puisque nous tournons d’ordinaire plutôt à +5% environ », avance ainsi Jean-Claude Pénicaud, le responsable de la politique commerciale. C’était, si l’on veut être complètement précis, une croissance de +5,5% en 2011.

Ces bons résultats ont une application directe en termes de parts de marché : Leclerc culmine maintenant à 18,1%, en progression de 0,8 point, au dernier pointage de Kantar Worldpanel, arrêté à début juin 2012 – « Notre 61ème période de croissance consécutive », précise Michel-Edouard Leclerc. Un record a priori pas près de s’arrêter si l’on en croit « MEL » : « Nous avons encore deux ou trois ans de croissance sous le pied, au moins. »

Plus intéressant encore, parce que plus rare, Leclerc s’est amusé à communiquer sur les parts de marché « volume ». Et le moins que l’on puisse dire est que le bilan est là aussi significatif. Quand, en valeur, l’écart avec le groupe Carrefour est de trois points (21,1% contre 18,1%), il tombe à 0,2 point par unités vendues : 18% pour Carrefour, contre 17,7% pour Leclerc. Quant aux clés du succès, pas de révolution évidemment, mais juste un savoir-faire et une image consciencieusement travaillée, année près année : le prix, le prix et encore le prix. Leclerc s’enorgueillit ainsi d’un positionnement à un indice prix de 95,1, sur une base moyenne à 100, loin devant son concurrent le plus immédiat, à 99,5. « 98,4% de nos magasins sont premiers sur les prix, sur leur site, en exhaustif, et 96,9% sur les quelque 1500 produits majeurs », indique ainsi Michel-Edouard Leclerc.

 

Graphique : Les petits formats et les drives ont le vent en poupe

(Evolutions (en %) des ventes du réseau Leclerc par formats et poids de ces formats (en %) depuis le début de l'année)

 

Source : Leclerc

 

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